La ville de Liège veut continuer à féminiser l'espace public

Suzanne Clerckx, Jeanne Rademackers, Françoise Héritier, Emilie Nioulet, quatre parmi les personnalités qui vont féminiser l'espace public liégeois
Suzanne Clerckx, Jeanne Rademackers, Françoise Héritier, Emilie Nioulet, quatre parmi les personnalités qui vont féminiser l'espace public liégeois - © Tous droits réservés

En février dernier, les élus liégeois ont déjà donné des noms de personnalités féminines à quatre nouvelles voiries du domaine du Val Benoît. En mars, le conseil va, plus que vraisemblablement, approuver plusieurs autres propositions du genre pour rendre hommage à plusieurs dames qui ont marqué leur époque sur le plan culturel ou scientifique. La réorganisation de l’espace urbain autour du trajet du tram offre en effet de multiples occasions.

La voie d’accès au pont des Modeleurs, à Sclessin, va porter le nom de Marie Defrère, juste parmi les nations pour avoir permis à une enfant juive d’échapper à la déportation et aux camps d’extermination, pendant la seconde guerre mondiale.

Pour arriver au terminal de Bressoux, vous devrez emprunter la rue Suzanne Clercx, célèbre musicologue, spécialiste de la période baroque et professeur d’université, fondatrice du festival des nuits de septembre.

Mais ce n'est pas tout. Un lotissement de Rocourt va s’enrichir d’une rue de Bierthe, du patronyme d’une musicienne, dont l’art vocal et la maîtrise des instruments à corde ont résonné dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, et dont les talents de pédagogue ont permis à de nombreuses jeunes filles d’apprendre à jouer de la harpe.

Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue française, grand officier de la légion d’honneur, a multiplié les recherches sur les systèmes de parenté, la valence différentielle des sexes, la prohibition de l’inceste; Emilie Noulet est une romaniste, enseignante, une sommité de la critique littéraire du siècle dernier, spécialiste de l’œuvre poétique de Mallarmé; Jeanne Rademackers, limbourgeoise devenue sérésienne, première à avoir décroché un diplôme universitaire en pharmacie, parmi des condisciples exclusivement masculins: ces trois-là vont donner leurs noms à des places et esplanades au Val-Benoît.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK