La ville de Liège peaufine le comptage de ses flux de circulation

C'est une expérience pilote, lancée par le service public de Wallonie: une quarantaine de capteurs de la société louvaniste Telraam ont commencé une opération de comptage des flux de circulation sur le territoire de la ville de Liège, la seule localité au sud de la frontière linguistique à installer cette technologie déjà populaire en région flamande. 

Comme l'explique Bruno Sciannamea, conseiller en mobilité, "c'est un dispositif qui n'est pas très onéreux, qui est facile à mettre en œuvre, c'est un petit boitier et une caméra à basse résolution, qui se fixe à l'intérieur d'une fenêtre d'un premier étage d'une habitation, qui reconnaît la forme d'un piéton, d'un cycliste, d'une voiture, et d'un camion, qui transforme immédiatement ces images en données, qui sont transmises à Telraam, qui comptabilise les passages, les vitesses, les moments de la journée de ces déplacements; il faut une certaine luminosité dans la rue, et donc le système ne fonctionne pas la nuit."

Les informations sont accessibles, adresse par adresse, sur une carte interactive. C'est un projet participatif, qui suppose la participation citoyenne. Actuellement, les participants ne sont guère nombreux en rive droite. Selon ses promoteurs, Telraam respecte scrupuleusement la vie privée C'est un instrument de mesure intéressant, à l'heure où la crise sanitaire a commencé à profondément modifier nos habitudes de transports, et au moment où il convient d'évaluer, par exemple, l'efficacité des zone trente dans plusieurs quartiers, avant de les généraliser et de les étendre. 

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