La Ville de Herve veut s'étendre vers la vallée du Bolland

Prolonger la ville vers le bocage ? La question est en débat, à Herve
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Prolonger la ville vers le bocage ? La question est en débat, à Herve - © Tous droits réservés

Depuis ce lundi, la Ville de Herve a lancé une enquête publique à propos d'un plan d'urbanisation de la zone dite "de Bolland". Une vingtaine d'hectares de prairies devraient se transformer en lotissement et en parc artisanal. Le projet pose en fait tout le problème des rapport entre ville et campagne.

Parce que, même si les Herviens l'ignorent, en langage administratif, ils ne vivent pas vraiment dans une ville, mais plutôt dans un bourg. Globalement, la commune gagne des habitants, mais pas dans le centre de la localité, qui a perdu 3,5% de population en une génération. Les gens s'installent dans les villages des alentours, ce qui, petit à petit, mine la campagne. C'est contraire à une conception moderne de l'aménagement du territoire

Le projet actuellement en discussion vise à séparer plus nettement zone urbaine et zone rurale. Il s'agit, en plusieurs phases, de concentrer, sur 22ha, juste le long de l'ancienne ligne de chemin de fer, de 120 à 220 logements, des maisonnettes et des immeubles à  appartements de deux ou trois étages, plus quelques commerces, bureaux, et entreprises non industrielles. L'idée a de quoi séduire.

Néanmoins, le conseil wallon de l'environnement, lors d'une première enquête publique, avait jugé les études préliminaires très lacunaires, très imprécises. Son avis est donc très attendu. Sur le fond, le dossier n'a pas changé : il a été simplement complété.

Le site choisi pour s'étendre vers le bocage pose en effet quelques soucis. Le trafic sur la nationale 3 pourrait devenir compliqué aux heures de pointe. Et puis, le réseau d'égouttage est déjà saturé : il faudrait séparer, gérer différemment les eaux sales des eaux de pluies, prévoir bassin d'orage et citernes individuelles, pour limiter les risques d'inondations. Et puis, il faudrait quand même exproprier quelques terres agricoles. Et ça, ça ne fait pas que des heureux....

 

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