La survie du confetti lors des carnavals est-elle menacée?

Pluie de confettis lors des carnavals en province de Liège, et notamment à Stavelot
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Pluie de confettis lors des carnavals en province de Liège, et notamment à Stavelot - © RTBF

Les autorités communales de Menin, en Flandre occidentale, viennent de prendre une mesure particulière en ce qui concerne le carnaval de la localité. Elles y interdisent les confettis, à l'exception de deux endroits bien déterminés. Une mesure qu'elles justifient par le respect de l'environnement, des plaintes de riverains et par la difficulté de nettoyer ces confettis.

En province de Liège, ces petits morceaux de papier multicolores font partie intégrante des carnavals. Le coût du nettoyage n'est pas négligeable, mais les interdire n'est pas à l'ordre du jour.

Cela représente 47h de travail au niveau des ouvriers et nous avons une facture de 3493 euros pour l’évacuation des déchets

L'exemple le plus frappant est sans doute Stavelot où cinq tonnes de ces petits bouts de papiers sont projetés le dimanche sur les spectateurs. Une masse qu'il n'est pas toujours simple de nettoyer. Les passants qui se promènent dans cette ville plusieurs mois après le laetare n'auront pas à chercher longtemps entre les pavés pour en retrouver.

Ce sont les communes qui, avec leurs ouvriers, nettoient les rues. Elles disposent pour cela de balayeuses et de souffleuses. Du matériel qui n'est pas spécifique à l'événement mais sert à d'autres tâches tout au long de l'année. Alors ce nettoyage, est ce coûteux ? "Le service travaux de Stavelot a l’équipement nécessaire pour réaliser le nettoyage donc on fait tout nous-mêmes. Le dimanche matin, on fait déjà une première opération puisqu’il y a déjà un cortège le samedi soir, et le lundi matin également puisque le dimanche, les Blancs-Moussis s’en donnent à cœur joie. Cela représente 47h de travail au niveau des ouvriers et nous avons une facture de 3493 euros pour l’évacuation des déchets. Ce sont les chiffres pour 2016", précise Fabien Legros, échevin des Travaux de Stavelot.

Dans la commune de Jalhay, il n’y a pas moins de quatre carnavals. Leur nettoyage représente l'équivalent de 15 à 25 journées de travail, soit une estimation de 2000 à 3500 euros, par carnaval. Un budget qui dépend aussi de la météo, le nettoyage étant plus difficile par temps humide.

A Malmedy, l’échevin des Travaux, André Blaise, estime entre 120 et 150 le nombre d’heures prestées par le personnel communal pour le nettoyage. Plus que dans la voisine stavelotaine, mais pour un carnaval de quatre jours. Mais quand on demande aux échevins s'il serait possible d'interdire les confettis, tous sourient: il n'est même pas question de l'envisager.

Quant au nettoyage des trottoirs, il est du ressort des particuliers. Son coût se chiffre en huile de coude et certains sont généreux, il n'est pas rare d'en voir ne pas s'arrêter à la limite de leur trottoir et brosser celui du voisin.

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