La succursale liégeoise des magasins Primark voudrait collecter les vêtements usagés

L'enseigne-phare du centre Médiacité s'intéresse à vos cliquottes
L'enseigne-phare du centre Médiacité s'intéresse à vos cliquottes - © Michel Gretry

Le conseil communal de Liège avait mis à l’ordre du jour de sa séance du dernier lundi de juin une convention à signer avec la chaîne de magasins Primark, pour la collecte des "déchets textiles ménagers". En clair, les vêtements usagés. Le point a pourtant été retiré, parce que la ville souhaite quelques éclaircissements.

Les "cliquottes" se retrouvent souvent dans les sacs-poubelles jaunes. Elles alourdissent donc le tonnage des détritus ordinaires, non triés, résiduels, brûlés dans l’incinérateur d’Intradel, et par conséquent, la quote-part municipale au budget de l’intercommunale. Une filière de plus dans la récupération des fringues, c’est donc, à première vue, positif.

Sauf que… Les associations qui s’occupent déjà du secteur du chiffon, Terre ou Oxfam, se plaignent de la faible quantité et de la médiocre qualité de ce qu’elles reçoivent. En plus, les règles sont très strictes, surtout pour des "bulles à textiles" (c’est le terme utilisé dans le décret wallon) installées sur un terrain privé : il faut un agrément, un enregistrement, et une convention avec mention du service municipal chargé de contrôler les opérations, la salubrité, et la réalité du recyclage ou du remploi.

Le groupe Primark a déjà pour habitude de donner des invendus à l’œuvre anglaise NewLife, dont il est partenaire officiel. Il s’agirait d’une sorte d’extension de ce programme. Mais le projet reste encore flou. D’où les hésitations de l’échevin de la propreté.

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