La société Truflo-Rona cède ses machines à ses travailleurs pour l'€ symbolique

Contre toute attente, un accord est intervnu, à la société herstalienne Truflo Rona, une firme qui fabrique des pompes pour l'industrie pétrochimique, une entreprise occupée depuis cinq semaines, après l'annonce d'une fermeture et d'une délocalisation, après surtout qu'une commande à livrer eut été subrepticement emportée, un dimanche, par la direction.

Une assemblée du personnel en a approuvé les termes, ce vendredi. La négociation a abouti à un volet social, une prime extralégale dont le montant n'a pas été publiquement dévoilé, mais surtout à un volet industriel: la maison-mère italiennne IMI, opposée au départ à toute poursuite d'activités sur le site, cède les machines-outils à ses ouvriers. Une relance sous forme de coopérative, comme pour les ateliers de Trucktechnics, pourrait intervenir.

Selon Antonio Fanara, le porte-parole de la FGTB, "c'est la preuve que la résistance finit par payer". Dès lundi après-midi, des conventions vont, noir sur blanc, régler juridiquement les détails du transfert de propriété, après quoi la reprise du travail pourrait rapidement intervenir

 

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