La sidérurgie liégeoise risque la paralysie, suite à une grève dans le fer-blanc

Depuis des mois, les travailleurs de l'usine Ferblatil attendent une nouvelle "grille de compétences". C'est une liste des fonctions, des opérations, des métiers dans les divers ateliers, en fonction de laquelle des sursalaires sont octroyés, pour divers postes. Un accord aurait du intervenir à l'automne. Mais les discussions avec la direction traînent. La crainte patronale, c'est que d'autres unités du groupe ne veuillent s'aligner  sur les "avantages" qu'elle pourrait concéder.  La multinationale ArcelorMittal a garanti la rétroactivité à la date du début septembre des augmentations qui seraient accordées. Dans un premier temps, ça a suffit à calmer l'impatience du personnel du fer-blanc. Dans un premier temps seulement...

Mercredi, les ouvriers ont décrété vingt-quatre heures de grève. Elle s'est prolongée depuis, de jour en jour. Vendredi, les syndicats ont cru arriver à une solution technique, mais lorsque le texte a été présenté, en soirée, les ouvriers ont refusé. Les revendications semblent même s'être radicalisées.

Le problème, c'est que le piquet qui, depuis cinq jours, bloque l'entrée de Ferblatil empêche également l'accès, sur le même site, à la décaperie-laminoir DLC, qui prépare les tôles pour les autres lignes de finition du bassin liégeois. Des lignes qui risquent la rupture d'approvisionnement... De nouvelles négociations ont donc commencé ce dimanche en début d'après-midi. Le dialogue a repris, mais n'a guère progressé. En début de soirée, les salariés de Ferblatil ont accepté de laisser rentrer leurs collègues de la décaperie, mais pas encore de laisser sortir les camions chargés de bobines... En tout cas, pas avant ce lundi en fin de matinée: ils veulent vérifier d'abord si les points de vue se rapprochent sur le fond du conflit...

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK