La salle d’événements culturels Le Hangar se réinvente pour survivre à la crise : « En un mois, ils étaient sold-out ! »

Chaque jour, les 7 décrochages régionaux de Vivacité mettent un coup de projecteur sur la presse locale. La RTBF vous propose le regard et la plume des journalistes de terrain, en Wallonie et à Bruxelles dans le cadre "#Restart", le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés par la crise du Covid-19.

Liège, une ville qui spite, pétille, rit et fait la fête. Une cité qui bouillonne grâce à ses lieux de rencontres culturelles. Des endroits où les accolades fusent, où les verres s’entrechoquent à la santé des valeureux, où l’on profite d’un concert ou d’une expo mousse à la main. Enfin, jusqu’à la crise sanitaire tout du moins. Le paysage culturel liégeois n’a eu d’autre choix que de se réinventer pour affronter un été bien pâle.

La débrouillardise à la liégeoise

Parmi ces lieux qui font battre le tempo de la vie nocturne liégeoise : le Hangar. "Ces lieux-là, ils sont sur la débrouillardise. Le Hangar n’a jamais demandé aucune aide en 16 ans d’existence", développe Ludovic Minon, journaliste pour le magazine culturel liégeois Quatremille. Alors aujourd’hui, il faut trouver de nouveaux moyens pour survivre : "Ils ont pris un pari : proposer une programmation sur réservation. Ce qui est très délicat à Liège... Et ça a marché ! En un mois, il étaient sold-out", s’enthousiasme le rédacteur.

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Vincent Cotteleer a trouvé une formule prometteuse pour ses événements cet été mais appréhende la rentrée. © Simon Verjus

Réservation obligatoire, concerts limités à cinquante personnes et entrée payante : la formule semble prometteuse. Mais les gérants du Hangar, Vincent Cotteleer et Julien Hockers restent sceptiques pour la rentrée. Ludovic Minon, qui a rencontré ces deux briscards du monde culturel, rapporte : "Ils aimeraient redémarrer normalement à la rentrée. Mais ce dont ils ont peur, c’est que leurs frais reprennent à 100% et qu’eux ne puissent fonctionner qu’à 30% de leur activité dès la rentrée… Et à ce moment, les chiffres ne seront pas bons."

Pour le journaliste, la précarité de la situation du Hangar peut être élargie à l'ensemble des petites salles du genre : "Ce n'est qu'un exemple pour parler de la situation qui est alarmante à Liège". Une problématique qu'il décortique sur le site de Quatremille avec son article : "Le Hangar, 16 ans et une épidémie plus tard".

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