La saison du sirop est lancée sur le plateau de Herve

C’est en ce moment que dans les quelques siroperies du plateau de Herve est en train d’être fabriqué le sirop qui finira sur vos tartines ou dans vos sauces. A la Siroperie Charlier, à Henri-Chapelle, c’est de manière artisanale, dans des cuves en cuivre vieilles d’un siècle, que ce sirop est confectionné grâce aux pommes et aux poires amenées sur place par les cultivateurs et les habitants de la région.

La première étape, après la réception des fruits, c’est la cuisson de ceux-ci. Nous, on charge souvent les cuves en cuivre de poires et de pommes vers 16 ou 17 heures. Ça va alors cuire jusqu’à 4-5 heures du matin. Quand ça a cuit toute la nuit, le matin, le plus gros travail pour nous ça va être de mettre tout dans la presse. Ça se fait à la main, au seau, donc on va vraiment chercher nos poires, nos pommes et le jus, et on dépose tout dans la presse. Quand on a fait tout ce travail-là, la journée passe au raffinage : on recuit le jus qu’on a pressé. Il s’agit d’évaporer toute l’eau qu’il y a encore dans le jus. Le matin, on a encore souvent autour de 1800 litres de jus, pour obtenir en fin de journée aux alentours de 300 kilos de sirop. Ça fait donc 1500 litres d’eau qui doivent partir sur la journée ", détaille le siropier Eric Charlier.

Un cycle complet de confection du sirop dure donc 24 heures. A la Siroperie Charlier, entre 2 et 2,5 tonnes de fruits sont cuits chaque jour en octobre et novembre, pour produire quotidiennement entre 300 et 320 kilos de sirop.

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