La retraite tennistique à 22 ans pour Margaux Bovy : "le circuit, une expérience exceptionnelle qui m'a rendue plus forte"

La compétition l'a rendue plus forte pour l'avenir
2 images
La compétition l'a rendue plus forte pour l'avenir - © Ph. Buissin - Imagellan

Elle l’a annoncé sur les réseaux sociaux. A 22 ans à peine, Margaux Bovy range définitivement sa raquette.
Espoir du tennis belge, la Liégeoise qui s’est hissée à la 620e place mondiale doit renoncer sur blessure, une de trop, une épaule qui ne se remet pas.

L’aînée de cette famille de sportifs de haut niveau a désormais un nouveau rêve : devenir avocate pénaliste.

Avec son frère en Géorgie, avec son père en Turquie

Une maman escrimeuse, un père triathlète, dans la famille, le sport c’est une passion. Margaux ne pouvait y échapper et c’est le tennis qu’elle choisit à 7 ans. Sa carrière internationale démarre à 15 ans à l’autre bout du monde, au Kenya. Elle part 3 semaines avec son coach et enchaîne 2 finales victorieuses et une demi-finale. C’est à ce moment qu’elle sait qu’elle ne pourra plus se passer de la compétition, de l’adrénaline, du stress. Entourée par ses parents qui exigent cependant qu’elle achève ses études secondaires, elle se lance ensuite sur le circuit aux 4 coins de la planète avec de chouettes souvenirs :

"En Géorgie, je n’avais pas de coach, mon petit frère était en vacances, il m’a accompagné. Il n’y connaissait rien mais c’était un soutien. Il me massait les pieds, il me faisait rire". Margaux Bovy se rappelle aussi de sa performance en Turquie où elle a battu une joueuse mieux classée pourtant, elle était mal partie : "je perds 6-1 le premier set et derrière mon père me fait signe d’essayer d’avancer dans le terrain… Et je gagne le match !"

L’humilité et la gentillesse de Kim

Si ses idoles se nomment Maria Sharapova et, chez les hommes, Stan Wawrinka, elle admire particulièrement aussi Kim Clijsters. Margaux s’est entraînée à l’académie de notre championne à Bree et elle a eu l’occasion de taper la balle avec elle : "elle est tellement humble et gentille sur le terrain mais aussi en dehors que je l’admire et la respecte pour cela aussi."

Margaux Bovy raccroche sa raquette sur blessure, sans regret, l’expérience et la maturité acquises sur le circuit la rendent plus forte. Etudiante en 3e bac de droit, elle compare : "les examens, moi qui suis très stressée j’arrive à les gérer sans problème parce qu’à côté d’un match de tennis ce n’est pas grand-chose finalement". Le tennis, ce sera désormais pour supporter son frère Arnaud présent sur le circuit professionnel et sa sœur Juliette qui brille en Juniors. Margaux, elle, s’est mise au jogging. Quant à son prochain objectif : "j’aimerais être avocate au pénal, c’est un peu mon petit rêve".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK