La réparation de la détection incendie de Lantin n'est pas une urgence, selon le juge

La réparation de la détection incendie n'est pas une urgence, selon une ordonnance en référé.
La réparation de la détection incendie n'est pas une urgence, selon une ordonnance en référé. - © Tous droits réservés

La bourgmestre de Juprelle a récemment intenté une action en référé contre l'Etat belge dans le cadre de la grève des agents pénitentiaires à la prison de Lantin. En cause : la détection incendie qui est défectueuse depuis 2013 dans la prison. Cela ne posait pas de problème crucial jusqu'à la grève des agents pénitentiaires car du personnel de la prison est formé à la détection incendie et à la lutte contre ceux-ci. Sauf qu'avec la grève, ce personnel n'est pas dans la prison.

La bourgmestre de Juprelle demandait en référé la réparation d'urgence de ce système de détection. Une action que le tribunal a jugé recevable, mais non fondée pour défaut d'urgence. En fait, l'ordonnance du juge s'appuie sur un rapport du 12 mai dernier, rapport établi par les pompiers. Dans ce rapport, le service incendie relève le non-fonctionnement de la détection incendie, mais ne conclut pas à la nécessité de la réparer immédiatement. Il préconise plutôt la mise en place de moyens humains. A défaut d'urgence, le juge des référés n'a donc pas suivi la demande de la bourgmestre de Juprelle.

Toutefois, et c'est plutôt inhabituel dans une ordonnance de ce type, le président du Tribunal de Première Instance de Liège qualifie de "scandaleux" le fait que "les systèmes de détection et d'alarme incendie ne soit pas fonctionnel dans une prison où environ 1.000 personnes sont détenues". Il estime également "inacceptable" que les différents services "se rejettent la responsabilité de la situation depuis 2013".

En attendant, tant que la grève durera, les moyens humains préconisés par les pompiers resteront absents. Le risque pour les détenus restera lui bien présent.

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