La région wallonne se pourvoit en cassation contre les grévistes du pont de Cheratte

Le blocage de l'autoroute E40, en octobre 2015, lors d'une grève de la FGTB
Le blocage de l'autoroute E40, en octobre 2015, lors d'une grève de la FGTB - © Tous droits réservés

Les faits datent d'octobre 2015: un matin de grève, des syndicalistes montent sur l'autoroute, près du parc industriel des Hauts Sarts, en région liégeoise. Ils arrêtent le trafic, et ils boutent le feu à des palettes de bois, ce qui, forcément, fait fondre le bitume.

Le parquet du Procureur du Roi a entamé des poursuites contre les manifestants, pour "entrave méchante à la circulation". La Région Wallonne, propriétaire de la voirie, s'est jointe au dossier par le dépôt d'une plainte pour "dégradation du domaine public". Après de long mois d'enquête, l'affaire est arrivée devant une Chambre du Conseil, puis une Chambre des Mises en Accusation, et, à la fin mai, les magistrats ont décidé de la tenue d'un procès correctionnel pour l'entrave, mais ils ont prononcé un non-lieu général pour les dégradations. Et pour cause, la police n'a pas pu déterminer avec exactitude le rôle précis et l'implication individuelle de chacun des protagonistes. C'est ce qui déplait à la Région Wallonne, qui a donc décidé de tenter un ultime recours contre cette décision.

Ce rebondissement de procédure pourrait retarder le traitement d'un second dossier lié à ces événements. Un chirurgien affirme qu'une patiente est décédée parce que les embouteillages l'ont empêché d'arriver à temps au bloc opératoire de sa clinique. L'examen de sa plainte dépend évidemment du sort que la justice va réserver aux poursuites pénales pour l'entrave à criculation.

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