Liège: inquiétude autour de la réforme de la politique spatiale

La réforme de la politique spatiale inquiète à Liège
La réforme de la politique spatiale inquiète à Liège - © JESSICA DEFGNEE - BELGA

Bien que la création d'une agence spatiale soit réclamée à Liège, la réforme de la politique spatiale génère néanmoins quelques inquiétudes. C'est ce qu'a constaté ce vendredi le sénateur MR Yves Evrard, co-président de l'EISC (European Interparliamentary Space Conference), en visite avec d'autres sénateurs au Centre spatial de Liège et chez son voisin Amos, spécialisé dans la conception et la réalisation de systèmes optiques, mécaniques et opto-mécaniques de très grande précision.

L'EISC est un organe composé de sénateurs des différents pays européens et non-européens ayant une expertise dans le domaine spatial, dont la Belgique, qui en assure la présidence en 2018. Son rôle est d'émettre des recommandations à destination des exécutifs des Etats membres. C'est dans le but d'aller à la rencontre d'acteurs directement concernés par cette réforme de la politique spatiale, annoncée depuis deux à trois ans, que plusieurs sénateurs étaient en visite vendredi au Liège Science Park (Sart-Tilman).

"La Belgique est extrêmement bonne et compétitive dans le domaine mais il faut qu'elle ait du poids au niveau européen. La création d'une agence spatiale est donc perçue de manière positive mais il y a néanmoins des inquiétudes qui se manifestent du côté des différents opérateurs qui se demandent si les moyens seront suffisants. La question se pose en effet de savoir comment vont s'organiser les mécanismes de financement et comment de plus petites structures, comme Amos, vont pouvoir continuer à fonctionner", souligne le co-président de l'EISC.

Des inquiétudes confirmées, en effet, du côté d'Amos. "On y voit des opportunités, bien sûr, mais il faut que les programmes soient établis selon des critères scientifiques et économiques et non pas que les choix soient posés sur des bases communautaires. Voilà 3 ans qu'on en parle, il serait temps que cela soit placé à un niveau de priorité plus élevé", relève Philippe Gilson, chief executive officer chez Amos. "On parle beaucoup du spatial mais il est important de ne pas oublier le volet astronomie car, en ce qui nous concerne, les télescopes astronomiques représentent 50 % de nos activités", a-t-il ajouté.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK