La Province de Liège va devoir se serrer la ceinture

La Province de Liège va devoir se serrer la ceinture
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La Province de Liège va devoir se serrer la ceinture - © AnP

La province de Liège va devoir maigrir. L’institution provinciale doit désormais financer largement (à 60%) les zones de secours (6 en province de Liège), auparavant à charge des communes. Et pour trouver l’argent, elle devra faire des économies… Début octobre, l'Association des Provinces wallonnes avait alerté le gouvernement wallon, devant les difficultés pour faire face à ces nouvelles dépenses. 

44,8 millions par an à partir de 2024

Et la province, si elle a le choix de la méthode, devra porter le fer parmi ses troupes et ses compétences. Si elle devait compter uniquement sur son bas de laine, elle serait en faillite virtuelle en 2024, a expliqué la députée provinciale Kathy Firquet. D’ici là, le gouvernement provincial doit donc trouver 44,8 millions par an pour financer les zones de secours. Une somme qu’il atteindra par paliers : 11,8 millions cette année puis un peu plus chaque année, pour atteindre les 44 millions en 2024

Il faut économiser 15%

On peut parler clairement d’un plan d’économies à mettre en place.

15%, c’est le pourcentage d’économies que la Province doit dégager sur son budget global. Elle l’assure : le personnel sera associé à la réflexion, il sera préservé dans la mesure du possible. On met le personnel au cœur de nos préoccupations, a commenté Luc Gillard, le président du collège provincial ; nous travaillons à ne pas être conduits, demain, à licencier. Un peu plus de 3.000 agents (hors enseignement) travaillent actuellement à la province. 
Chaque député, chaque département travaille pour l’instant à dégager des pistes pour dégager des marges de manœuvre.

Cela passera d’abord par le non-remplacement des agents qui partent à la retraite (environ 130 d’ici 2024) et la limitation des prestataires externes. Des services seront également regroupés et des bâtiments mis en vente (c’est déjà le cas notamment du château de Harzé). La Province est propriétaire de 420 lieux et bâtiments. Elle pourrait aussi être amenée à se recentrer sur certaines missions. 

En juillet, le gouvernement wallon avait débloqué une enveloppe d'un peu plus de 7 millions pour soutenir les provinces wallonnes. Et l'intercommunale Enodia a pour sa part limité les dividendes aux communes pour augmenter la part provinciale. 

Un premier plan pourrait être présenté par le collège liégeois dans le courant du mois de décembre, avec des implications budgétaires en mars. 

Un collège remanié

 

C'est un collège remanié qui devra décider de ces restructurations. Le socialiste Robert Meureau, âgé de 64 ans, quitte ses fonctions cette semaine. Le waremmien met un terme à une carrière de 40 ans au sein de l'institution provinciale. Il sera remplacé par un autre socialiste, le welkenraedtois Claude Klenkenberg qui reprendra les compétences des finances, du développement économiques  et du Tourisme.  Avec l'arrivée de Claude Klenkenberg, l'arrondissement de Verviers dispose désormais de deux députés provinciaux, au détriment de l'arrondissement de Huy-Waremme qui ne dispose plus de représentant au collège provincial.

 

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