Liège: la police zonale aurait-elle mieux maîtrisé l'émeute de samedi avec ses lance-grenades ?

La question du maintien de l’ordre et de la gestion de la violence urbaine s’est invitée au parlement, à la suite des émeutes de la place Saint-Lambert samedi dernier. La députée démocrate humaniste Vanessa Matz a interpellé la ministre de l’intérieur : "D’après les informations qui me reviennent, les agents liégeois ont dû attendre les renforts du fédéral pour utiliser des grenades lacrymogènes, parce qu’ils n’ont pas reçu la formation pour ce genre d’engins de défense ; pourquoi ?"

C’est partiellement vrai : le conseil communal, en février de l’an dernier, a voté l’achat de dix armes dites "de dispersion". C’est à la suite d’échauffourées du nouvel an à Droixhe, qu’il est apparu opportun de s’équiper d’un instrument qui permette de tenir à distance fauteurs de troubles et lanceurs de pavés. La commande a été passée, et les "cougars" de fabrication française ont été livrés. Mais effectivement la formation au maniement n’a pas encore pu s’organiser, pour cause de pandémie. Et, avec les mesures sanitaires qui évoluent sans cesse, il reste difficile de prévoir un calendrier.

Mais en fait, ça n’a guère eu de conséquence. D’abord, parce que dès le départ, la police fédérale a été présente sur les lieux, avec les moyens adéquats. Et c’est la présence, sur les lieux, de dizaines de badauds, qui a empêché ou retardé l’usage des gaz lacrymogènes. Dans les endroits et aux moments où les tirs n’ont plus présenté de risque pour la foule, les grenades ont été employées, sur l’espace Tivoli, à l’angle Bex Léopold, et vers la passerelle de la justice.

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