La police de Liège a testé un drone pendant le confinement et envisage d'en acquérir

La police de Liège a testé un drone pendant le confinement et envisage d'en acquérir
La police de Liège a testé un drone pendant le confinement et envisage d'en acquérir - © Tous droits réservés

La police locale de Liège envisage d’acquérir un drone. Durant le confinement, à Bruxelles, au Coq comme à Liège… Plusieurs polices du pays ont testé l’usage d’un drone. Et les citoyens en levant la tête, ont découvert qu’ils étaient filmés et parfois suivis. En France, le conseil d’État a récemment suspendu l’utilisation des drones à Paris pour surveiller les rassemblements interdits pendant le confinement. En l’absence de cadre juridique, le tribunal dénonce un risque d’atteinte grave au respect de la vie privée. En Belgique, par contre, une loi existe.

La police a utilisé un drone de la protection civile pour surveiller les espaces publics

A Liège, au plus fort du confinement, la police locale a utilisé un drone prêté par la protection civile pendant environ 3 semaines pour surveiller les citoyens. Benoît Ferrières est porte-parole de la police de Liège : "nous l’avons utilisé justement en renfort dans le cadre des patrouilles covid afin de pouvoir filmer en hauteur les espaces publics et ainsi permettre aux policiers au sol de pouvoir être orientés vers les endroits de rassemblement non autorisés comme par exemple, le parc de la Boverie ou les coteaux de la Citadelle…" Les drones ont-ils surveillé les jardins privés ? "Non, Ils n’ont absolument pas servi dans le cadre de surveillance d’habitations particulières." Est-ce qu’à l’avenir, le drone sera identifié parce que certains citoyens ne savaient pas que c’était un drone de la police ? "Comme il était sous la responsabilité de la protection civile, il n’appartenait dès lors pas de ce fait, à la police et donc, nous n’aurions pas pu le sigler. Si à l’avenir, la police acquiert un drone, il sera équipé de la signalétique adéquate et en tout cas, on fera en sorte de respecter tous les prescrits légaux récents en la matière. Le projet d’acquérir un drone est à l’étude à la police de Liège."

Jusqu'où ces drones peuvent-ils aller?

En Belgique, une loi sur l’utilisation par la police des caméras visibles et mobiles existe depuis 2018. Les drones y sont assimilés à des caméras montées à bord d'"aéronefs de police". Il y a aussi la création d’un discret organe de contrôle de l’information policière, le COC. Mais la Ligue des droits humains s’interroge: jusqu’où ces drones peuvent-ils aller et comment les citoyens peuvent-ils concrètement se défendre pour contester cette surveillance de leur vie privée ?

imbroglio juridique

A Seraing, la police possède plusieurs drones depuis des années. "Un outil merveilleux d'aide à la surveillance" selon son chef de corps Yves Hendrix. Mais il ne les utilise plus à cause du manque de formations pour ses pilotes mais aussi par prudence, à cause de l’imbroglio juridique sur l’utilisation des données filmées.
 

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