La mort définitive de l'industrie liégeoise du cuivre

Fushi Copperweld
Fushi Copperweld - © Fushi Copperweld

C'est la fin d'une lente et longue agonie industrielle, en région liégeoise. La société Fushi Copperweld, qui, depuis près de trois ans, avait tenté de relancer, une ixième fois, la société Cuivre et Zinc. vient de renoncer. Elle vient d'informer les curateurs qu'elle mettait un terme, prématurément, au contrat de gérance de l'entreprise.

Depuis les années '90, les anciennes usines à cuivre et à zinc portent la poisse. Elles ont été suédoises sous le nom de Boliden, finlandaises, sous le nom d'Outokumpu, espagnoles, sous le nom de Leaf Business. Et puis, voici deux ans, elles ont été reprises par le groupe américain et chinois Fushi Copperweld. C'est essentiellement une fabrique de tubes en alliage, à usage sanitaire. Mais les plombiers utilisent de plus en plus des matérieaux plus technologique. Et simultanément, le prix du minerai a flambé. Intenable, économiquement.

Voilà pourquoi, après avoir ré embauché une vingtaine des cent quarante travailleurs, le groupe Fushi Copperweld a subi pertes sur pertes, et, malgré une augmentation de capital en octobre, a du, à son tour, arrêter les frais. La location-gérance de l'entreprise se termine, de façon anticipée, à la mi mars. Et, dès à présent, le personnel a été licencié. La tentative de reconversion dans le commerce de cables électriques a donc échoué. Les pouvoirs publics n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts. L'administration communale liégeoise a renoncé à réclamer des arrièrés de taxe sur la force motrice. La région wallonne a accordé ses aides. Mais ces soutiens n'ont pas suffi. C'est la fin de la fin du travail du métal rouge dans le bassin industriel liégeois....

Michel Gretry

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