La monastère Cornillon de Liège est sauvé: les sœurs y produisent deux millions d'hosties par an

La monastère Cornillon de Liège est sauvé: les sœurs y produisent deux millions d'hosties
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La monastère Cornillon de Liège est sauvé: les sœurs y produisent deux millions d'hosties - © Erik Dagonnier - RTBF

A Liège, le monastère de Cornillon est sauvé. Les dernières carmélites qui y vivent sont trop âgées. Après 157 ans de présence de leur ordre religieux, elles cèdent leur place à des sœurs Clarisses, un ordre contemplatif similaire à celui des Carmélites.

Un lieu qui s'ouvre au public

Plus jeunes, les Clarisses viennent de la ville de Bujumbura au Burundi. Elles étaient en partie hébergées à Hannut. Entre six et douze vivront au monastère de Cornillon. Mais une partie du sanctuaire veut aussi s'ouvrir au public. Il deviendra un lieu de pèlerinage consacrée à Sainte Julienne de Cornillon.

Dans l'enceinte du monastère de Cornillon, une partie des bâtiments sera transformé en huit logements pour une vingtaine de personnes. Un béguinage version 21e siècle.

Un habitat collectif avec une dimension spirituelle

"Autrefois, un béguinage réunissait des femmes qui n’étaient pas des religieuses, voulant vivre ensemble autour de la prière et du don de soi aux plus pauvres et aux personnes âgées" explique Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. "Notre idée est de créer des habitats groupés avec une pièce communautaire, un lieu de rencontre hebdomadaire et un engagement dans des moments de prière ou de service. Un habitat collectif donc, avec une dimension spirituelle" ajoute l’évêque.

Coût des travaux prévus: 500 000 euros à trouver.

Elles produisent les deux millions d'hosties distribuées à Liège

Par ailleurs, l'arrivée des Clarisses au monastère va permettre de maintenir une activité peu connue des religieuses. "Les sœurs carmélites à Cornillon produisent les hosties pour toutes les célébrations dans le diocèse de liège, et même plus loin. Elles en sont à deux millions d’hosties par an" précise l’évêque.

"On va garder cette production moderne avec des appareils perfectionnés de sorte que les sœurs puissent avoir un petit revenu aussi" conclut l’évêque.

Une production d'hostie qui rapporte environ 35 000 euros par an pour l'entretien du monastère.

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