La médecine du travail tempère le taux de plomb "inacceptable" pour les testeurs d'armes de Liège

La médecine du travail tempère le taux de plomb "inacceptable" pour les testeurs d'armes de Liège
La médecine du travail tempère le taux de plomb "inacceptable" pour les testeurs d'armes de Liège - © Tous droits réservés

Des travailleurs du banc d'épreuve des armes à feu de Liège sont-ils gravement intoxiqués au plomb? En tous cas, plusieurs de ces travailleurs, inquiets, ont récemment demandé des analyses de sang à leurs médecins qui ont estimé qu'ils présentaient des taux de plomb supérieurs à celui légalement admis.

Tant la direction du banc d'épreuve des armes à feu que le syndicat CSC, souhaitent que ces analyses et les premières conclusions qui en sont tirées soient vérifiées. En attendant, la CSC estime que le personnel doit être écarté des zones qu'elle considère à risques: les stands de tir où sont testées les armes.

La médecine du travail n'a pas d'inquiétude

Mardi, des travailleurs du banc d'épreuve des armes à feu de Liège ont informé leur directeur des résultats des prélèvements sanguins effectués sur certains d'entre eux via leurs médecins. Des taux de plomb inacceptables y sont donc mentionnés.
Or, le directeur du banc d'épreuve explique qu'un suivi annuel du personnel est assuré par la médecine du travail, qu'il comprend un dosage du plomb et qu'aucun dépassement n'a été détecté "depuis au moins les années 2000".

Le directeur ajoute que, vu les données présentées par les travailleurs, il a pris contact avec le service de médecine du travail qui lui a indiqué ne pas avoir d'inquiétude. Pour en avoir le cœur net, le directeur conseille à son personnel de demander au SPF Emploi une vérification des analyses.

Des membres du personnel "s'écartent eux-mêmes"

La CSC juge, elle, que le suivi assuré par la médecine du travail n'est pas suffisant. Elle réclame aujourd'hui que les récentes analyses soit soumises à des spécialistes pour lever toute ambiguïté.

Pour la CSC, tant qu'il n'y a pas de certitude, il faudrait donc écarter le personnel des zones de tirs. Une mesure de précaution que son représentant et des travailleurs ont décidé d'appliquer eux-mêmes, affirme le syndicat.

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir