La liégeoise Caroline Caucheteur transforme les peaux de poissons en cuir

Caroline Caucheteur, quelques peaux transformées et les matières composant ses tanins
Caroline Caucheteur, quelques peaux transformées et les matières composant ses tanins - © RTBF - Olivier Thunus

A 34 ans, la liégeoise Caroline Caucheteur vient de se lancer dans le tannage de peaux de poissons, comme le racontait hier nos confrères de Sudpresse.  Le but : transformer ces peaux en cuir utilisable pour de multiples objets. Elle travaille ainsi ces peaux dans son atelier appelé "Peaux de pêche", implanté dans le quartier Saint-Léonard.

Sur un meuble de l’atelier, quelques peaux de saumons et de truites transformées en cuir. Diplômée en art, en relation publique et en éco-pédagogie, Caroline Caucheteur a découvert ce travail un peu par hasard, comme une révélation.

En 2017, j’ai vu une émission sur une tanneuse de poissons et en la regardant, je me suis dit que c’était ça qui alliait mes trois diplômes. Un an après, je me suis lancée. J’ai appris le métier un peu sur Internet, dans de vieux livres, des vieilles recettes, sur des forums, etc. Je me suis fait aussi ma petite popote et j’ai fait les premiers essais. Quant à la pratique, il y a une tanneuse qui est installée près du lac Léman qui m’a guidé dans le process. Ensuite, j’ai rencontré mon ange gardien, Virginie, qui est à l’Ile d’Aix et qui m’a vraiment affiné la recette finale ", explique-t-elle.

La jeune femme est actuellement en plein processus de recherche et développement. " La première étape, ce sera la vente pure du cuir à partir du mois de janvier. Ensuite, je me réjouis déjà de la deuxième étape durant laquelle je transformerai moi-même. Au départ, je partais surtout sur ce qui est maroquinerie, ceintures, porte-cartes, et à force de rencontrer des gens les idées fusent. Là on est en train d’imaginer des lampadaires, abat-jour, etc. ", précise Caroline Caucheteur.

Une question est souvent posée à la jeune femme quand elle évoque son activité : l’odeur du poisson se retrouve-t-elle dans le cuir ? " On sort le collagène, or c’est le collagène qui a l’odeur donc rassurez-vous, après, c’est fini. Ça sent les plantes "

Un cuir qui ressemble à de la peau de crocodile notamment et c’est là aussi l’objectif de la démarche : constituer une alternative à ce type de produits.

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