La librairie La Parenthèse licencie un quart de son personnel

Le marché du livre pour enfant et du jouet éducatif est en pleine mutation
Le marché du livre pour enfant et du jouet éducatif est en pleine mutation - © Michel Gretry

C’est sans doute le dernier libraire indépendant pour la jeunesse, en région wallonne : la société anonyme La Parenthèse est dans le rouge depuis trois ans, et ses pertes atteignent au total un demi-million. Vendredi, la direction a annoncé au personnel le licenciement, pour raisons économiques, de cinq employés sur une vingtaine de travailleurs.

C’est l’enseigne de référence, pour les petits Liégeois, dans le secteur du livre pour enfants et du jouet éducatif. Six mois de travaux dans le quartier Saint-Paul où elle est installée depuis plus de trente ans ont contribué à ses difficultés. Son chiffre d’affaires annuel dépasse toujours largement les deux millions. Mais elle subit la concurrence des multinationales du commerce en ligne, et des éditeurs, qui de plus en plus se lancent dans la vente directe. C’est notamment le cas pour les services aux collectivités et les ouvrages scolaires. La Parenthèse a dû renoncer, par exemple, à soumissionner pour la fourniture de manuels aux écoles de la ville, faute d’une trésorerie qui permette de supporter les très longs délais de paiement des pouvoirs publics.

La Parenthèse, qui compte parmi ses administrateurs, à titre personnel, le patron de la Fabrique Nationale, est propriétaire du bâtiment qu’elle occupe, ce qui, jusqu’ici a suffi à rassurer banquiers et fournisseurs. Mais un "ajustement stratégique" est devenu nécessaire. Un plan de redéploiement commercial devrait rapidement produire ses effets.