La FN va-t-elle remporter un énorme contrat pour l'armée française?

L'entreprise herstalienne est candidate pour fournir 90 000 fusils d'assaut en remplacement du célèbre Famas, qui arrive en fin de vie. De quoi assurer des milliers d'heures de travail. Et de quoi justifier que l'on s'intéresse de très près à ce qui se passe dans l'Hexagone. Car les coups tordus se multiplient.

90 000 fusils d'assaut pour les soldats de la République, c'est évidemment une commande sur laquelle toute l'industrie européenne de l'armement lorgne, avec gourmandise. La Fabrique Nationale est sur les rangs, comme l'italien Beretta ou l'allemand Hekler und Koch.

A la fin février, le ministre français de l'Intérieur a commandé 200 exemplaires d'une arme légère pour sa police anti-banditisme et anti-terrorisme à Hekler und Koch. Ce n'est pas le modèle présélectionné par les militaires, mais quand même: ce n'est pas psychologiquement sans intérêt de remporter un petit contrat, à la veille d'un gros marché.

Mais voilà, en quelques jours, une polémique a enflé: le fusil Hekler und Koch tirerait de travers après la surchauffe de plusieurs rafales. Le fabriquant a démenti, relativisé. Mais l'image de marque est ternie. Du coup, contre-offensive: le groupe Hekler und Koch se répand dans la presse pour claironner que, s'il gagne la compétition pour les 90 000 fusils d'assaut, il se fournirait intégralement, en acier, auprès d'une firme française. Or, les retombées économiques constituent peut-être le point faible de la candidature de la FN.

La bataille fait rage. Fin des hostilités à l'automne.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK