La fin du nucléaire ? Un débat avorté au conseil communal de Liège

Le groupe "Fin du Nucléaire" a utilisé la procédure de l'interpellation citoyenne pour poser quelques questions sur les plans d'urgence en cas de problème grave à la centrale de Tihange, histoire de démontrer qu'il vaudrait mieux fermer des installations de quarante ans d'âge. Une interpellation locale, parce que le gouverneur de la province a opposé une fin de non-recevoir à cette démarche, qu'il a renvoyée vers le niveau communal.

En fonction de la distance entre les réacteurs et la ville, d'unne part, et la vitesse moyenne du vent d'autre part (17 km/h), il faudrait une heure et demi pour qu'un nuage radioactif atteigne la cité ardent. Pour se protéger, les citoyens peuvent disposer de pillules d'iode. Mais elles commencent à être efficaces après deux heures. Il faudrait donc les avaler.... trente minutes AVANT l'accident.

D'autres difficultés ont été soulevées, sur le mesures de confinement, d'évacuation, à propos desquelles les opposants parlent d'improvisation. Mais ils n'ont guère obtenu de réponses: ils ont omis, comme le prévoit le code de la démocratie locale, de transmettre le texte écrit et complet de leur intervention. Le bourgmestre Demeyer a donc préféré annoncer un courrier, pour la mi-décembre, pour aborder, point par point, les inquiétudes exprimées ce lundi soir. Il s'est contenté de rappeler que la ville s'est prononcée par motion, voici plusieurs mois, contre la prolongation des plus vieilles unités d'Engie Electrabel, et que, pour le reste, les secours ne peuvent dépendre d'initiatives locales, mais doivent être coordonnés au niveau fédéral, par le département de la défense, notamment.

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