La fin des matches de foot de Pro League le dimanche demandée par Willy Demeyer

Jouer en D1 le dimanche coûte trop cher en terme de sécurité, dit Willy Demeyer. Au Standard, on se montre ouvert à ne plus jouer le dimanche mais ça pose problème à la Pro League.
Jouer en D1 le dimanche coûte trop cher en terme de sécurité, dit Willy Demeyer. Au Standard, on se montre ouvert à ne plus jouer le dimanche mais ça pose problème à la Pro League. - © RTBF

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, demande que les matches de football de division 1 ne se déroulent plus le dimanche. Il a soumis l’idée aux bourgmestres des autres villes accueillant un club de division 1 suite aux déclarations du président de la commission de l’Intérieur de la Chambre, le N-VA Brecht Vermeulen, affirmant que ces villes utilisent trop la police fédérale pour assurer la sécurité des rencontres. Une affirmation que dément Willy Demeyer. Alors qu’en est-il vraiment ?

Lors d’un match de football de D1, trois types de forces de l’ordre interviennent : la police locale, la police fédérale et puis des renforts des zones de police voisine.

Dans le même temps, on observe une présence croissante de combattants de rue, de bandes d’extrême droite et d’anarchistes, qui amènent un risque supplémentaire. D’où une police présente en nombre, et le dimanche surtout, cela coûte cher, affirme Willy Demeyer : « Pour un gros match, ça peut aller entre 300 et 400 policiers mobilisés, et vous en avez la moitié qui sont des Liégeois. Le dimanche soir, cela implique pour les policiers de la récupération, un paiement double et une petite prime. Si le Standard est européen, ça peut représenter jusqu’à 800.000 euros de charge financière pour la ville sur une année. Il est vrai que le Standard paie la taxe sur les spectacles, 300.000 à 400.000 euros par an, mais c’est moins que ce que ça nous coûte », détaille-t-il.

 Il ne faut pas perdre de vue que le match du dimanche est important pour le supporter mais aussi pour les télévisions

Le directeur opérationnel du Standard, Alexandre Grosjean, se montre ouvert à l’idée de ne plus jouer le dimanche : « En tant que club, nous ne sommes pas opposés à ce souhait. Si on jouait le vendredi ou le samedi, je pense qu’il y aurait une affluence plus importante parce que le dimanche est un jour que les supporters préfèrent consacrer à d’autres activités, et notamment aller voir les matches régionaux, qui sont majoritairement joués le dimanche ».

Par contre à la Pro League, le directeur général, Pierre François, estime que ne pas avoir de match le dimanche serait une perte financière considérable pour les clubs : « Il ne faut pas perdre de vue que le match du dimanche est important pour le supporter mais aussi pour les télévisions. Et on sait que financièrement, ça serait du double au simple si aucune programmation de matches ne pouvait se faire le dimanche. Un deuxième point est que la Pro League est active en termes de sécurité et demande, pour ses clubs, qu’ils puissent davantage prendre à leur compte la gestion de la sécurité. Nous avons demandé que plus de compétences soient reconnues aux stewards (contrôle d’identité à l’entrée des stades notamment) et par conséquent moins à la police. Et puis quand le Standard joue en Europa League le jeudi, il ne peut pas jouer avant le dimanche », précise-t-il.

Paradoxalement, le bourgmestre d’Anderlecht tient un discours totalement différent en assurant que la sécurité des matches organisés le dimanche ne coûte rien à sa commune, car partiellement financés par les clubs de foot.

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