La demande pour des sapins de Noël est plus précoce que les autres années

Dans une des sapinières de Raymond Kockelmann
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Dans une des sapinières de Raymond Kockelmann - © RTBF - Martial Giot

Malgré la crise sanitaire et ses conséquences, malgré les incertitudes, certains commencent à préparer les fêtes de fin d’année. Pour de nombreuses familles, un incontournable des fêtes, c’est évidemment le sapin de Noël.

Sapins et décorations représentent habituellement un marché important. Il est évidemment encore un peu tôt pour savoir comment cela va se passer cette année.

Comment s’annonce-t-elle pour l’instant pour Raymond Kockelmann, producteur de sapins de Noël à Francorchamps ? "Cette année, les gens étaient fort indécis. Mais toutes les villes et tout ça, ils vont quand même faire la décoration de Noël. Je pense que c’est une nécessité : les citoyens en ont grand besoin.".

S’attend-il dès lors à une année comme les autres au niveau des ventes ? "Pour moi, oui. Il y a peut-être quelques petits revendeurs qui ont un peu peur de prendre de trop, mais je suis persuadé qu’ils reviendront pour compléter par après, parce que la demande est là quand même. Je trouve que cette année, il y a beaucoup de gens qui veulent avoir leur sapin maintenant donc c’est un peu affolant. C’est beaucoup trop tôt. Je n’ai jamais connu ça. On fournit quand même pas mal de grandes villes comme Mons, comme Wavre, Ixelles, Woluwe… Prenez la Ville de Mons, par exemple. Fin juin, le marché était clôturé. C’est une des premières villes qui s’est inscrite. Et ici, ben, tout le monde suit…"

Et en ce qui concerne les particuliers ? "Nous, ici à Francorchamps, on a un point de vente. Donc quand il manque de sapins, on va en couper, tout simplement."

Robert Kockelmann travaille aussi pour l’exportation : "Au niveau de la Hollande, ils sont parmi les premiers qui se sont manifestés, donc ils ont vraiment envie de fêter Noël aussi. L’Allemagne, aussi, le Luxembourg, aussi. Le gros souci à l’heure actuelle, c’est la France : il n’y a aucun marché qui se débloque."

David Hulsmans est, lui, entrepreneur en parcs et jardins à Amay. Il s’est lancé dans la vente de sapins de Noël il y a trois ans. Comment se présente Noël 2020 pour lui ? "Cette année, beaucoup de questions. On ne comprend pas ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire. Donc j’avoue que je reste prudent, optimiste mais prudent. J’ai déjà eu quelques commandes, donc les gens s’y prennent plus tôt. C’est bon signe pour le moment, mais… C’est vraiment dans le doute."

David Hulsmans ne sait pas très bien non plus comment il va s’organiser. Proposera-t-il une vente en porte-à-porte comme l’an dernier ou travaillera-t-il uniquement sur commande ? "Je me pose pas mal de questions. Nordmann Express, ça fait trois ans que je l’ai lancé. L’année dernière, j’étais en porte-à-porte avec un concept où nous étions déguisés et nous faisions les rues avec une publicité qui annonçait les dates de notre passage. Cette année, je suis un peu plus réticent. Toujours décoré, toujours dans la magie de Noël, oui, c’est clair. Mais par contre, peut-être pas en porte-à-porte et peut-être rester justement très, très prudent."

Demande de sapins plus précoce cette année: JT du 11/11/2020

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