La cueillette des cerises a débuté, celle des asperges se termine

C'est la saison des cerises. Des cerises particulièrement savoureuses cette année. Par contre, on arrive à la fin de la bonne période pour les asperges. Le travail dans les champs est quasi terminé.

Dans les vergers de Hesbaye, les cerises sont cueillies depuis quelques jours. A Rosoux, près de Waremme, Nicolas Goffin est plus que satisfait de la récolte: "On cueille réellement la première variété qui s'appelle la Samba et on va continuer grosso modo pendant un mois la récolte des cerises. Et ça donne, pour le moment, avec les conditions actuelles, des cerises d'une qualité gustative incroyable".

Des températures idéales pour les cerises

Les fortes chaleurs que nous connaissons actuellement ne viennent pas perturber la production. Nicolas Goffin: "Dernièrement, j'ai appris que les fortes chaleurs calmaient la maturité, parce que l'arbre se concentre plutôt sur le feuillage que sur le fruit. Et donc ici justement, les fortes chaleurs n'ont pas réellement entrainé une maturité fort importante, mais les températures qu'on va avoir justement sont idéales pour avoir une maturité qui se développe. Avec des 24, 25 degrés, ce sont vraiment les températures idéales".

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Nicolas Goffin © RTBF

De grandes bâches protègent les arbres fruitiers au printemps et en été. Elles ont un prix: 40.000 euros par hectare: "Dans un premier temps, vous avez les bâches qu'on va ouvrir pendant la floraison si on nous annonce effectivement des journées de risque de gel. Cela permettra d'augmenter la température grosso modo de 3 degrés. C'est une aide à ce niveau-là pour se garantir une production. Ensuite, à la récolte, ça permet de ne pas avoir d'éclatement en cas de fortes pluies. Et ça permet de garantir aussi une cueillette à pleine maturité". Les cueilleurs seront occupés pendant plusieurs semaines car les différentes variétés ne sont pas mûres au même moment.

Les asperges, c'est fini

Pour les asperges, la saison est quasi terminée. Les producteurs laissent pousser. Ils n’interviennent plus dans les champs. Jules-André Goffin, producteur de fruits à Rosoux: "C'est nécessaire pour reconstituer les réserves pour nourrir les bourgeons de l'année suivante. En trois ou quatre mois de temps, c'est-à-dire du début juillet jusqu'à la fin septembre-octobre, l'asperge assimile ce qui nourrira les bourgeons pour l'an prochain".

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Jules-André Goffin © RTBF

Cette végétation va constituer un refuge pour les insectes, comme le souligne Jules-André Goffin: "Se développent dans l'asperge des insectes utiles qui permettront peut-être l'an prochain de polliniser nos cerisiers. Et donc le fait d'avoir cette biodiversité que nous avons ici sur l'exploitation est favorable à toutes les autres cultures".

Ces producteurs de fruits ne sont pas à court d'idées. Des prunes, des abricots, des nectarines seront cultivés dans cette région rurale.

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