La coopérative Terre En Vue va aider le CPAS de Liège à vendre ses terrains agricoles

Les pouvoirs publics liégeois manquent de moyens financiers pour leurs politiques sociales, et pourtant de l’argent dort au CPAS, sous la forme de dizaines d’hectares, souvent des terres agricoles, reçues en dons et en legs. Il a donc été décidé de procéder à des ventes, notamment sur les communes d’Esneux, Sprimont ou Donceel, afin de disposer d’un budget pour rénover l’Abri de Nuit et investir dans des bâtiments afin de diminuer des dépenses locatives de divers services.

Le projet a été annoncé en décembre. Mais le problème, c’est que la loi sur les baux à ferme, parfois conclus oralement ou par une poignée de mains, est particulièrement complexe. Et que céder les parcelles au plus offrant risquerait de laisser le champ libre à des spéculateurs fonciers ou immobiliers. Le prix, c’est pourtant le seul élément expressément défini dans la législation pour ce genre de transaction. Mais comment donner un coup de pouce à de jeunes paysans qui veulent s’installer, ou à des cultivateurs qui privilégient le développement durable ou le maraîchage en circuit court ? Une convention vient donc d’être conclue avec l’association Terre En Vue afin de définir des critères objectifs qui le permettraient, sans pour autant rompre l’égalité de traitement entre candidats acquéreurs.

Une sorte de clause sociale ou environnementale à glisser dans les appels d’offres. C’est l’une des missions de la coopérative Terre En Vue, qui existe depuis une dizaine d’années, qui est subventionnée par la région wallonne, et qui a pour but de redynamiser l’économie rurale. Il reste à trouver la méthode adéquate pour concilier la lutte contre la précarité des villes et la précarité des champs.

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