La commune de Theux peut éloigner mais pas tuer le blaireau, au cimetière de Becco

Le blaireau ne devrait plus faire de vieux os, au cimetière de Becco
Le blaireau ne devrait plus faire de vieux os, au cimetière de Becco - © Tous droits réservés

Depuis quelques mois, un blaireau, ou une famille de blaireaux, a creusé son terrier dans une sépulture du cimetière de Becco. C’est un monument funéraire toujours entretenu, et c’est évidemment un problème de respect des défunts. Mais en plus, c’est une tombe en bordure d’allée, et le trou commence à constituer un danger pour les visiteurs. L’administration communale souhaite donc éloigner l’animal. Les tentatives ont jusqu’ici échoué. Mais il s’agit d’une espèce menacée, et protégée, et pour prendre des mesures à son encontre, il faut donc une dérogation. C’est le département de la nature et des forêts qui a sollicité le conseil wallon de l’environnement, plus précisément son pôle ruralité. Son avis vient d’être publié.

C’est d’accord pour l’usage de répulsif, des tissus imbibés d’acétone ou de mazout par exemple, et, si l’individu et ses éventuels congénères quittent les lieux, d’accord pour quelques aménagements afin d’éviter un retour. D’accord également pour une capture avec déménagement vers un site plus adéquat, encore à déterminer. Mais à condition qu’il s’agisse d’un procédé non létal. Pas question de mise à mort, envisagée pourtant comme solution ultime par le cantonnement spadois du DNF, et qui est donc refusée.

Pour les experts, le blaireau est devenu un emblème de la faune sauvage, et les cimetières, depuis l’interdiction des herbicides, se sont transformés en endroits de biodiversité. Il serait malvenu d’y préconiser des méthodes radicales d’éradication.

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