La commune d'Oupeye dépose également un recours contre le permis de démolir Chertal

Après ArcelorMittal, c'est au tour de la commune d'Oupeye de déposer un recours à la Région Wallonne contre le permis de démolition de Chertal, une usine située sur son territoire. C'est ce que précise ce jeudi matin le journal La Meuse.


►►► À lire aussi : Démolition de Chertal et du HFB : ArcelorMittal introduit un recours à titre conservatoire contre les permis uniques


Ce qui pousse les autorités communales à s'opposer à cette démolition telle qu'elle a été planifiée, ce sont les poussières que provoquera inévitablement cette démolition. Des poussières qui présentent un danger potentiel pour la population.

La crainte, ce sont les poussières d'amiante

Les autorités communales veulent donc que des contrôles soient effectués de manière régulière, ce que ne garantirait pas le permis de démolir das l'état actuel. Autre crainte, l'amiante. Serge Fillot, bourgmestre d'Oupeye: "La crainte, vraiment, ce sont les poussières d'amiante. Clairement, on stipule bien dans le permis qu'il y a des zones qui n'ont pas pu être investiguées et où on ne sait pas, à l'heure d'aujourd'hui, s'il y a de l'amiante ou pas".

Une démolition, oui, mais pas à n'importe quel prix

La commune ne s'oppose pas à la démolition en tant que telle, mais pas dans les conditions actuelles, comme le confirme le bourgmestre: "Le souhait d'Oupeye, c'est que la déconstruction du site de Chertal aille le plus vite possible pour que la reconversion du site aille le plus vite possible aussi pour l'avenir d'Oupeye et de la région liégeoise, mais pas à n'importe quel prix".

Le recours de la commune d'Oupeye est suspensif, contrairement à celui déposé par Arcelor contre le permis de démolir Chertal, mais aussi le Haut Fourneau B et la Cokerie. Cela veut dire que pendant les 70 prochains jours, le chantier ne pourra pas commencer. Or, il était prévu qu'il démarre cet été.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK