La Communauté germanophone va-t-elle s'autogérer ?

La Communauté germanophone voudrait obtenir de nouvelles compétences. Et elle lorgne clairement sur celles de la province de Liège. Cette affaire de gros sous a d'ailleurs fait l'objet d'une question parlementaire ce lundi.

Lors de sa réponse, le ministre-président Oliver Paasch a donc rappelé son souhait de voir la communauté germanophone exercer à l'avenir les compétences de la province de Liège. Il a fait remarquer que très peu d'impôts provinciaux payés par les citoyens germanophones étaient réinvestis chez eux par la Province. L'an dernier, par exemple, la Province a levé des impôts fonciers pour un montant de 15 millions d'euros alors que moins de 700 000 euros ont été investis sur le territoire de la Communauté germanophone.

Le vote en toile de fond

En toile de fond de ces revendications, il y a aussi le conflit qui oppose la communauté germanophone et la province à propos du système de vote pour le scrutin provincial de 2018.

La communauté germanophone défend le vote électronique, la province le vote papier. "Il y a deux pistes", selon Oliver Paash, "soit le transfert des compétences provinciales, soit l'autorisation du système de vote électronique pour les deux cantons germanophones. Pour rappel, c'est un autre niveau de pouvoir, la Région wallonne, qui peut décider d'un éventuel transfert de compétences".

Par ailleurs, l'accord de coopération qui sera signé prochainement par les deux entités prévoit, selon Oliver Paasch, une augmentation de 50% des moyens de la Communauté germanophone

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