La chenille du buis sévit en province de Liège

La pyrale dévore les buis jusqu'à ce qu'ils dépérissent
La pyrale dévore les buis jusqu'à ce qu'ils dépérissent - © CC0 creative commons

C'est une chenille verte avec de grands yeux noirs. Elle déploie ses ailes blanches et brunes quand elle se transforme en papillon. Depuis le début du printemps, la pyrale du buis fait de véritables ravages.

De l’Asie à la Belgique, en passant par l’Alsace

Cette chenille nous vient du Moyen-Orient. Une espèce invasive qui se nourrit exclusivement de buis. Elle dévore l’arbuste jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien ou presque. La pyrale est sans doute arrivée en Europe sur des buis importés d’Asie.

On détecte sa présence sur le continent pour la première fois il y a une dizaine d’année, en Alsace. Ensuite, l’espèce se propage très vite. Elle fait son arrivée en Belgique l’été dernier, en 2017. La région bruxelloise, le Brabant wallon et le Brabant flamand sont les premières zones touchées.

Et cela ne fait que commencer !

Jusqu’ici, la Province de Liège était relativement épargnée. Mais depuis le début de ce printemps, la pyrale du buis sévit et fait de véritables ravages. " On a eu trois attaques assez méchantes : au mois d’avril, en juillet et puis en août", témoigne Denis Chevigné, responsable d’une jardinerie à Seraing. 

Et à en croire François Verheggen, entomologiste à Agro-bio Tech Gembloux, le phénomène ne fait que débuter. " C’est un insecte qui réalise deux ou trois générations par an. Donc d’une femelle, on va avoir de nombreux descendants ", explique le spécialiste des insectes. " On risque de détecter de plus en plus de foyers d’infestation de ces chenilles. D’autant que contrairement au territoire dont elle est originaire, elle a peu de prédateurs ici."

Meilleure solution : détruire les buis trop infestés

Depuis ce printemps, les clients se bousculent dans les jardineries pour tenter de lutter contre ce fléau. "En terme de vente de produits, cette année a été vraiment exceptionnelle ", confirme Denis Chevigné, le responsable de la jardinerie Sérésienne. Reste que les solutions pour lutter contre la chenille du buis sont en fait assez limitées. Il existe bien des traitements, mais il s’agit de produits chimiques très décriés, nocifs pour l’environnement et la santé humaine. Il existe également des alternatives naturelles, mais leur efficacité serait limitée.

Lorsqu’un buis est vraiment atteint, la meilleure solution serait en fait de le détruire, même si cela fait mal au cœur. Il faut ensuite le brûler ou le broyer pour éviter toute propagation.

 

 

Archive : JT 07/08/2017

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