La centrale de Tihange veut entreposer "à sec" du combustible usagé

C'est sur l'aire de stationnement de l'unité 3 que les trois bâtiments doivent être construits
C'est sur l'aire de stationnement de l'unité 3 que les trois bâtiments doivent être construits - © Tous droits réservés

C'est parti: le groupe Engie Electrabel a officiellement lancé ce jeudi les procédures administratives pour un projet qui vise à augmenter ses capacités de stockage de combustible usagé: ça commence par une réunion d'information des habitants, le deuxième lundi de février, puis par une étude d'incidences, avant l'enquête d'urbanisme au sens strict. Il ne faudrait pourtant pas traîner: les installations actuelles vont arriver à saturation dans quatre ans. 

Le problème est ancien: voici un quart de siècle, les autorités belges ont arrêté le recyclage des déchets hautement radioactifs, et ont préconisé une solution d'enfouissement très profond. Mais le site de ce "dépôt géologique" n'a pas été définitivement choisi. Depuis lors, les centrales nucléaires entreposent le combustible usagé, après refroidissement, dans des piscines. Elles ne vont pas tarder à déborder.

La société Electrabel envisage donc de construire trois nouvelles halles aux normes antisismiques, et d'utiliser une nouvelle méthode de traitement: le combustible usagé serait placé dans des conteneurs dits "à double usage", c'est-à-dire utilisables également pour le transport, ultérieurement, et donc, conçus pour résister aux accidents extrêmes, comme les chutes d'avion ou les incendies.

Neuf localités du voisinage vont être consultées. Au-delà des questions de détails et de l'impact précis de ce projet, le dossier illustre surtout que la gestion des déchets radioactifs n'est véritablement réglée ni à long terme, ni même à moyen terme.....

Archives : Journal télévisé 09/02/2018

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