La caserne de la protection civile de Crisnée a accueilli ses transferts de Ghlin et Libramont

La protection civile est en plein déménagement. Avec la fermeture de quatre casernes pour n'en garder que deux pour l'ensemble du pays, ce sont des dizaines d'agents qui prenaient leurs fonctions ce mercredi à Crisnée ou à Brasschat.   A Crisnée, en province de Liège, les effectifs passeront de 80 à 130. Une cinquantaine d'agents ont été transférés de Libramont et de Ghlin.

Après la visite des lieux et un rappel du règlement d’ordre intérieur, l’heure était à un petit briefing pour le colonel Nicolas Tuts, le commandant de la protection civile à Crisnée. Il fallait organiser les groupes : "On continue le transfert du matériel de Ghlin et de Libramont vers Crisnée, tout en gardant au niveau opérationnel une quinzaine de personnes pour les interventions qui pourraient arriver dans le courant de la journée."


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Un déménagement pas toujours facile à vivre, comme en témoigne le commandant Joelle Brouillard. Elle est déléguée CGSP et a été transférée de Ghlin : "Je vais avoir beaucoup plus de temps de déplacement puisqu’au lieu de 23 kilomètres j’en aurai 147 par trajet. Ça a un très impact sur la vie privée, familiale et sociale", détaille-t-elle.

Un changement de caserne... et des incertitudes

Un déménagement qui s’accompagne aussi de gestes plutôt difficiles pour le personnel transféré : "Je viens de retirer l’autocollant de mon casque indiquant " 31 ". '3' pour la troisième unité, qui était Ghlin, et '1' pour mon affectation, mon détachement. J’ai mis cet autocollant précieusement dans mon sac parce qu’il représente une grosse partie de ma vie", explique encore le commandant Brouillard.

Comme ses collègues de Ghlin, elle aura désormais de longs déplacements à faire, mais pas question pour elle de déménager : "Non. J’ai une maison à payer. J’ai un ancrage dans mon village. Il est hors de question que je recommence une vie ou que je loue une chambre comme un étudiant. A mon âge, on n’a plus envie d’aller faire la fête dans le Carré donc non, certainement pas."

Néanmoins, même si le déménagement se passe plutôt bien, il reste certaines incertitudes : "Il faut trouver ses marques mais l’ambiance reste bonne parce qu’on se connaît quand même au départ. Mais c’est vrai que pour les gens qui viennent de Libramont ou de Ghlin, il y a cette distance à parcourir et donc on verra à la longue comment on résiste à la fatigue et aux kilomètres", s’inquiète-t-elle tout de même.

Crisnée accueille une cinquantaine de nouveaux agents.

Reportage de notre JT 13h de la mi-journée:

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