La campagne #StopAgressionsSNCB fait étape à Liège-Guillemins

L'écran qui permet de dire "Stop aux agressions", installé dans le hall de Liège-Guillemins
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L'écran qui permet de dire "Stop aux agressions", installé dans le hall de Liège-Guillemins - © RTBF - Bénédicte Alié

Mettre fin aux agressions envers les accompagnateurs de trains, c'est l'objet d'une campagne de sensibilisation que la SNCB a lancée la semaine dernière. Après avoir diminué d'un tiers depuis 2012, le nombre d'agressions à l'encontre du personnel de train et de gare a, à nouveau, connu une augmentation en 2017. 1200 déclarations d'agression ont été enregistrées l'an dernier, soit 11% de plus qu'en 2016.

Après son lancement à la gare de Bruxelles-Nord lundi et mardi dernier, la campagne #StopAgressionsSNCB a entamé une tournée des grandes gares du pays. La première étape était ce lundi la gare de Liège-Guillemins. Un grand écran interactif y a été installé, un écran via lequel les voyageurs peuvent exprimer leur solidarité et dire "stop aux agressions". La campagne en appelle en effet au soutien des voyageurs envers le personnel de la SNCB.

" La plupart des agressions sont des agressions verbales.", explique Wouter De Block, le directeur des quelque 2.500 accompagnatrices et accompagnateurs de trains de la SNCB, "Mais quatre sur dix sont des agressions physiques, parfois avec des coups et blessures, des incapacités de travail et de l'absentéisme. 60% des agressions sont liées à des titres de transport qui ne sont pas en ordre ou à l'absence de titre de transport. C'est donc la cause principale des agressions. C'est pour cela qu'on travaille aussi à une campagne sur la vente des billets, sur le fait que les voyageurs peuvent les acheter en ligne, qu'il est possible d'acheter son ticket partout et à chaque moment. "

Accompagnateur de trains depuis 20 ans, Pierre Baltus est un de ceux qui ont déjà été victimes d'une agression physique : "Je venais de fermer les portes du train et un voyageur a voulu accéder au train, alors que le départ avait déjà été donné, je lui ai donc interdit l'accès au train. En réponse, j'ai été bousculé physiquement et j'ai reçu un coup de tête, alors qu'on ne fait qu'appliquer une règlementation, qui peut parfois être mal comprise par les voyageurs mais qui pourtant est nécessaire si on veut voyager et travailler en toute sécurité, nous et les voyageurs, bien sûr. A côté de cela, vous avez aussi les agressions verbales, qui, elles, sont, je ne vais pas dire quotidiennes, mais pas loin. Elles sont plus liées à un retard de train récurrent, à un manque de places assises, etc. Il faut bien se rendre compte que l'accompagnateur de train est bien souvent la seule personne que le voyageur rencontre sur son trajet domicile-travail. On est un peu le réceptacle de ses frustrations quotidiennes."  

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