La bourgmestre de Visé en visite chez les Loups Gris

L’ambiance s’annonce chaude, ce lundi soir, au conseil communal de la cité des oies. L’ancien échevin réformateur Stéphane Kariger compte interpeller la bourgmestre libérale Viviane Dessart, à propos d’un cliché, publié sur les réseaux sociaux, où elle pose devant le sigle d’un parti ultranationaliste turc, et surtout, du mouvement néofasciste Loups Gris. L’intéressée, accompagnée d’au moins un échevin, réserve la primeur de sa réponse aux élus locaux.

La visite de courtoisie date de la mi-octobre. Elle suscite de multiples interrogations. Le local est tenu par une fédération d’associations culturelles, en apparence apolitique, qui abrite un "foyer idéaliste", l’appellation des bureaux des Loups Gris à l’étranger. Ce mouvement traîne depuis de longues années une réputation sulfureuse de milice d’extrême droite. Pour ce genre de groupement, l’image d’une rencontre avec une autorité publique belge est évidemment très utile, en termes de respectabilité et de notoriété.

S’agit-il d’une simple imprudence de la part de la majorité visétoise ? La polémique intervient en tout cas à un moment inopportun, dans le contexte de la guerre au Haut-Karabakh. Alors que les armes viennent à peine de se taire dans le Caucase, les Loups Gris, au nom du "panturquisme" se répandent en messages de haine envers le peuple arménien. Il s’en trouve plusieurs, diffusés par le "foyer idéaliste cherattois" sur les réseaux sociaux. Le ministre français de l'Intérieur a d’ailleurs, suite à ce type de comportements, décrété la dissolution de l’antenne des Loups Gris dans son pays. Par le passé, plusieurs mandataires, essentiellement démocrates chrétiens néerlandophones, ont été exclus de leur parti à cause des liens qu'ils ont entretenus avec les Loups Gris. 

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