La bourgmestre de Spa hausse le ton: elle limite à 200 réfugiés (au lieu de 400) la capacité de Sol Cress

A Spa, la situation reste tendue à Sol Cress. La bourgmestre Sophie Delettre a pris un arrêté de police. Elle limite le nombre de réfugiés accueillis dans ce centre Fedasil : une limitation à 200 personnes au lieu des plus de 400 actuels, une diminution progressive, imposée au gestionnaire du site, la firme privée Svasta.

Quelques jours pour réduire la capacité de moitié

Et la bourgmestre donne un délai très court : 300 personnes pour le 1er novembre, 200 pour le 8 novembre. Les autorités communales spadoises demandent en outre que les familles dont les enfants sont scolarisés sur place soient prioritaires pour rester. "Nombre d’incidents sont le fait d’hommes isolés, sachant que la proportion d’hommes isolés au sein du centre est trop importante", précise Sophie Delettre dans un communiqué.

Cela fait quelques semaines que le centre de Sol Cress est mis sous pression par la Ville de Spa. La bourgmestre libérale a depuis le début exprimé sa réticence à l’arrivée de ce centre de réfugiés. Ces dernières semaines, des incidents violents entre résidents, des bagarres au couteau, ont mis de l’eau à son moulin, de même qu’une augmentation des cas covid dans le centre.

Des mesures de sécurité complémentaires ont été imposées pour la surveillance du site. Insuffisantes, estime la bourgmestre, qui impose aujourd’hui cette réduction : "la gestion déficitaire du centre est de nature à générer des risques majeurs tant pour la sécurité publique que pour la santé publique", estime-t-elle.

La menace d’une fermeture

Sophie Delettre n’exclut pas la fermeture. C’est en tout cas une menace claire, même si dans ce dossier, les autorités communales n’ont pas tout pouvoir.

Une nouvelle estimation de la situation sera réclamée d’ici une quinzaine de jours.
 

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