L'Union pour la Défense de l'Industrie Liégeoise meurt... pour renaître aussitôt

Deux directeurs d'Udil relance ce groupement d'employeurs dont la région wallonne ne veut plus
Deux directeurs d'Udil relance ce groupement d'employeurs dont la région wallonne ne veut plus - © Tous droits réservés

C'est l'un des dispositifs de maintien à l'emploi parmi les plus novateurs, lancé lors des désengagements massifs dans la sidérurgie liégeoise: l'Udil est un groupement d'employeurs. Sa méthode: embaucher des ouvriers victimes de licenciements collectifs ou de restructuration, remettre à niveau leurs compétences, les adapter au marché du travail, et les mettre à la disposition d'une cinquantaine d'entreprises membres de l'association.

C'est efficace, mais, lors du changement de majorité au gouvernement wallon, le ministre libéral de l'économie Pierre Yves Jeholet a décidé de ne pas poursuivre l'expérience lancée par son prédécesseur, le socialiste Jean-claude Marcourt.

Confrontés à l'arrêt du soutien régional, deux directeurs d'Udil ont décidé de continuer. Ils ont, apparemment sans réelles difficultés, réussi à convaincre un banquier de la pertinence du projet. Ils ont donc obtenu un emprunt. En principe, jeudi, les partenaires publics d'Udil, Meusinvest et Forem notamment, se retirent. Et, dès le lendemain, le temps de boucler les comptes et de donner décharge aux administrateurs, l'association sans but lucratif Udil redémarre dans sa nouvelle configuration.

Il est sans doute paradoxal que le secteur privé finance un organisme de réinsertion professionnelle auquel un élu du mouvement réformazteur ne croit plus. Mais au moment où le groupe ArcelorMittal vient encore d'annoncer qu'il réduit son périmètre liégeois, et devant les turbulences qui se profilent, ce n'est peut-être pas totalement stupide

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