L'ORW fait sa rentrée : Musique Maestro !

Les spectateurs font la file à l’entrée, les violons s’accordent, les portes de l’Opéra Royal de Liège sont ouvertes. Quelques changements : le bar est fermé, le masque obligatoire et l’entrée n’est autorisée que 30 minutes avant le spectacle. Les spectateurs sont également obligés de se soumettre à une prise de leur température avant de rentrer. Des mesures contraignantes qui n’ont pas refroidi les 200 spectateurs présents.

Le concert d’été est un classique pour donner un aperçu de la saison à venir. Cette année, ce n’est pas une mais trois éditions qui ont eu lieu pour pouvoir répondre à la demande du public. Le concert du samedi a également été retransmis sur RTC, la chaîne locale liégeoise.

Au programme : 6 ouvertures de grands opéras de Grétry à Mozart en passant par Rossini, le tout orchestré par Cyril Englebert. Une programmation qui a dû être remaniée pour respecter la distanciation sociale sur scène. L’équipe de musiciens a donc été réduite et les chœurs supprimés.

Un retour anniversaire

C’est avec beaucoup d’émotion dans la voix que le directeur général et artistique, Stefano Mazzonis, a remercié les spectateurs présents samedi. Depuis le départ, il martelait que l’opéra rouvrirait pour la rentrée, il se réjouit d’avoir eu raison. C’est que cette année 2020 est particulière, en novembre l’opéra fêtera ses 200 ans. Pour le directeur, c’était impensable de manquer la saison : "C’est l’année du bicentenaire donc pour nous c’est un moment magique qui vient une fois dans la vie, il fallait y être et nous y sommes."

Pour l’occasion, le directeur promet une saison "feu d’artifice" avec de grands solistes au programme. Pour l’instant, aucun aménagement scénographique n’est prévu. L’équipe attend l’évolution des mesures sanitaires. La saison débutera véritablement dans 15 jours avec la Bohème de Pucini avec en invitée de marque, Angela Gheorghiu dans le rôle de Mimi.

De 1000 à 200 personnes : un public clairsemé

Depuis une dizaine de jours, l’opéra a reçu l’autorisation d’accueillir plus de 200 visiteurs tant qu’un siège est maintenu entre chaque bulle de spectateur. Un énorme soulagement pour Stefano Mazzonis : "C’était un petit espoir que l’on avait encore pour rouvrir et cet espoir est devenu maintenant un grand rêve."

Malgré cette dérogation, l’opéra qui fait habituellement salle comble avec 1000 spectateurs ne recevait que 200 personnes ce samedi. Un nouveau public auquel Julien Eberhardt, Premier violon, a dû s’adapter. " C’était quand même un peu spécial de voir le public masqué et puis si peu de monde, on a l’habitude de jouer pour des salles pleines. "

Le public limité n’a pas empêché Cyril Englebert, chef d’orchestre, de savourer ce retour sur scène. " C’est vrai que le public est clairsemé mais en même temps on sent de la part du public une telle joie de pouvoir revenir s’asseoir dans une salle de spectacle, de pouvoir assister à un concert, que le plaisir était tout aussi intense."

Au terme de ces 50 minutes de concert, les avis étaient unanimes. Habitués ou nouveaux venus, tous étaient heureux de pouvoir à nouveau profiter de la musique en live !

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