L'opposition sérésienne ne veut pas d'une fusion dans les logements sociaux

Le bourgmestre Alain Mathot a dû essuyé plusieurs critiques lors du conseil communal (illustration).
Le bourgmestre Alain Mathot a dû essuyé plusieurs critiques lors du conseil communal (illustration). - © MICHEL KRAKOWSKI - BELGA

Débats houleux lundi soir au conseil communal de Seraing. La pomme de discorde, c'est le projet de fusion des trois sociétés de logements sociaux en une seule, puis son absorption dans une nouvelle intercommunale.

Ce montage imaginé par le bourgmestre socialiste Alain Mathot est dénoncé par l'opposition. Notamment par le chef de groupe du PTB, qui a qualifié le bourgmestre de "Monseigneur" après qu'Alain Mathot lui ait coupé le micro. Cela vous donne une idée de l'ambiance qui régnait lundi au conseil communal de Seraing.

L'élu d'extrême gauche Damien Robert a indiqué qu'il ne s'opposerait pas à la fusion des sociétés de logements sociaux si elle entraînait la création de nouvelles habitations sociales.

Réplique du bourgmestre: ce serait scandaleux de vouloir rajouter de la misère à la misère sur le territoire sérésien. Et Alain Mathot de rappeler que la Ville a déjà près de 6000 logements sociaux, soit beaucoup plus que les autres communes.

Également dans l'opposition, le MR critique aussi le projet du bourgmestre. Le chef de groupe MR Fabian Culot soupçonne la majorité socialiste de vouloir fixer elle-même les règles d'attribution des logements, grâce à cette fusion puis absorbation dans une intercommunale. Les libéraux estiment que Seraing sortirait alors du cadre de la politique wallonne.

Réponse du bourgmestre: "Je n'ai jamais voulu instaurer un système qui permettrait d'attribuer des logements de façon arbitraire ! C'est un comité représentant tous les partis qui s'en chargera le cas échéant." Alain Mathot estime que Seraing ferait alors figure de précurseur en la matière et ce projet, s'il est adopté, permettrait davantage de mixité sociale.

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