L'irrigation est indispensable pour sauver certaines productions

L'irrigation mise en place par l'entrepreneur agricole Charles-Antoine Dewulf à Faimes
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L'irrigation mise en place par l'entrepreneur agricole Charles-Antoine Dewulf à Faimes - © Marc Mélon - RTBF

La sécheresse inquiète les agriculteurs. Ils ont dû moissonner beaucoup plus tôt que prévu. Ils craignent des récoltes plus faibles que d'habitude et même parfois une perte totale de certaines cultures. Pour éviter cela, ils procèdent à des arrosages massifs. Mais cela a un coût. 

24 heures sur 24

L’irrigation s’effectue 24 heures sur 24. Ce matin, à Faimes, en Hesbaye, ce sont des arbres fruitiers qui sont arrosés par une entreprise spécialisée. Charles-Antoine Dewulf, entrepreneur agricole, explique le fonctionnement: "L'eau sort du canon. Le canon débite plus ou moins 60 mètres cubes par heure sans arrêt sur une largeur de 70 mètres.  L'irrigation est continue, on fonctionne 24 heures sur 24 pour profiter de toutes les heures de la journée car les arbres en ont beaucoup besoin".

Environ 1.000 euros l'hectare

En contre partie du service, le producteur d’arbres fruitiers doit mettre la main au portefeuille. Cela lui coûte entre 900 et 1300 euros l’hectare. Il faut énormément d'eau pour l'arrosage. "L'eau vient d'un puits situé à cinq kilomètres d'ici, un puits de prélèvement d'eau de la nappe phréatique.  Elle est amenée via des tracteurs et des citernes de plus ou moins 25.000 litres.  L'eau est mise dans un container pour alimenter en permanence le canon d'irrigation" dit Charles-Antoine Dewulf.

Des oignons en souffrance

Dans le village de Borlez, Pierre Lemaire, agriculteur bio, est désespéré devant ses six hectares d’oignons en souffrance. "On remarque que le bout des oignons est fané.  C'est fané, non pas à cause de leur période de végétation normale, mais c'est dû à l'excès de chaleur que nous avons et la sécheresse.  On va sans doute irriguer cette terre.  C'est une opération très lourde point de vue main d'oeuvre et point de vue financier.  Et si ce n'est pas fait, les oignons qui sont trop petits ne seront pas commercialisables", dit-il.

Pierre Lemaire cultive aussi des carottes qui sont destinées aux rayons des grandes surfaces. Leur développement est ralenti avec un mois de retard. "Aujourd'hui, la décision est de ne pas les arroser car les carottes ont des racines beaucoup plus profondes que les oignons, donc on va encore attendre un petit peu" explique Pierre Lemaire.

Les agriculteurs attendent la pluie avec grande impatience. Malheureusement, elle n’est pas annoncée pour les prochains jours.

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