L'intercommunale Enodia a enfin acheté Brutélé

C'était écrit dans les astres: le mariage Voo Brutélé semble consommé
C'était écrit dans les astres: le mariage Voo Brutélé semble consommé - © Tous droits réservés

Après des années de palabres, l’intercommunale Enodia, la maison mère de Nethys et donc de Voo, a approuvé, ce lundi, au cours d’une assemblée générale de ses actionnaires, le rachat de la totalité des parts du distributeur bruxello-carolorégien Brutélé. Le vote a été acquis à près de neuf dixièmes des voix. Les conditions ont déjà été acceptées par les vendeurs au début avril.

C’est une étape cruciale dans les suites de l’affaire Publifin. Le parlement wallon a voulu que l’intercommunale Enodia se désengage des secteurs dits concurrentiels. Et, pour trouver un acheteur pour Voo, il faut nécessairement démêler l’écheveau des relations avec Brutélé, tant les partenariats sont profondément imbriqués, notamment au niveau de l'usage des marques commerciales.

La recherche d’un amateur peut désormais véritablement commencer. La nouvelle équipe aux commandes de Nethys espère en tirer une somme supérieure à l’offre du fonds américain Providence, qui a défrayé la chronique voici deux ans. Ce n’est cependant pas garanti : à la différence de Voo, dont le personnel est très majoritairement contractuel, les gestionnaires de Brutélé ont continué ces dernières années à nommer des agents sous statut de fonctionnaires. Et la pyramide des âges laisse penser que les pensions de retraite de ces travailleurs de service public, si elles restent à charge des nouveaux propriétaires, vont peser lourd à l’avenir. De quoi dissuader plusieurs opérateurs de délier inconsidérément les cordons de leurs bourses. A moins évidemment que les gens de Brutélé ne soient préalablement à la transaction réembauchés par Enodia, dans une opération de dégraissage. Si c’est le cas, l’opération s’apparenterait à un transfert de coûts vers les affiliés d’Enodia, province et communes, c’est-à-dire des hennuyers vers les liégeois.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK