L'intercommunale AIDE va-t-elle pouvoir continuer à assainir les ruisseaux tronçon par tronçon ?

La vallée de l'Ulf, dans l'est de la province de Liège
La vallée de l'Ulf, dans l'est de la province de Liège - © Tous droits réservés

C'est la question qui se pose à la lecture d'une décision de l'administration wallonne, validée par le conseil d'etat. Elle concerne la vallée de l'Ulf, un cour d'eau de deuxième catégorie, qui traverse un site protégé, dans la commune de Burg-Reuland, mais qui reçoit les égouts de deux villages en amont. Une demande de permis a été déposée, pour un bassin d'orage et trois tronçons d'un collecteur, des ouvrages enterrés, à connecter, en aval, à une future station d'épuration. C'est justement le souci: l'endroit envisagé pour la station d'épuration suscite de vives oppositions parmi les riverains. Mais la décision n'est pas encore prise. 

Pour l'intercommunale, ce n'est pas grave: s'il faut par la suite changer la fin du tracé sur quelques mètres ou dizaines de mètres, une modification des autorisations pourrait intervenir. Autant démarrer sans attendre. Mais, pour la direction germanophone de l'aménagement du territoire, pas question: c'est un projet qui doit être pris dans sa globalité. Pas question de saucissonner. C'est là le problème: ce genre d'infrastructure reçoit des subventions européennes, en général phase par phase, tranche par tranche. Et un financement pour toute la vallée de l'Ulf risque de ne jamais être octroyé. Or, chaque bout de collecteur permet de renvoyer les eaux usées en contrebas, et donc de gagner du terrain sur les éventuelles pollutions. Depuis un demi siècle, l'AIDE pratique de la sorte. Dans l'immédiat, le dossier semble bloqué.  

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK