L'inextricable déchéance d'un chaisard sans domicile émeut la population liégeoise

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La santé physique et psychique de ce citoyen liégeois, habitué à faire la manche, fait véritablement pitié avec ses jambes aux ulcères purulents aux allures de gangrène. Et l’indignation d’un passant, publiée sur les réseaux sociaux ce jeudi, a suscité de multiples réactions : la ville a été interpellée.

Mais comme le dit le bourgmestre Demeyer, les autorités communales sont impuissantes : « Il refuse les soins. Il faudrait le mettre en observation contrainte. Mais selon l’article 2 d’une loi de juin 1990, il faut remplir trois conditions ; il faut que quelqu’un refuse de se soigner, et c’est le cas ; il faut qu’il représente un danger pour lui ou pour autrui, et il faut que des psychiatres diagnostiquent une maladie mentale, or ils s’y refusent. Ce monsieur est connu de longue date de nos services sociaux et de nos policiers. J’ai interpellé le procureur du roi sur ce dossier, mais les magistrats s’en remettre aux avis des médecins. Ce vendredi encore, il a été conduit en clinique. Ses plaies ont été lavées, puis il a signé une décharge pour sortir. »

Problème sociétal

Il n’est pas le seul à vagabonder dans cet état. Trois ou quatre cas similaires sont signalés sur le territoire municipal. C’est un problème sociétal qui touche aux limites de la liberté individuelle. Il faudrait modifier la loi pour pouvoir intervenir. Dans l’immédiat, la ville en février a tenté une démarche pour mettre l’intéressé sous administration de biens. La justice se prononce au début avril.

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