L'expérience de classe inclusive à Verviers porte déjà ses fruits

La classe inclusive rejoint les autres élèves lors de divers ateliers
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La classe inclusive rejoint les autres élèves lors de divers ateliers - © RTBF

Depuis la rentrée scolaire, sept enfants autistes fréquentent l'enseignement ordinaire à l'Athénée royal Verdi à Verviers. Ils forment ce que l'on appelle une classe inclusive. Ils ont des cours entre eux mais rejoignent les autres élèves pour des ateliers ou pour les moments communs comme les repas ou les récréations.

Deux classes de ce type fonctionnaient déjà l'an dernier en Fédération Wallonie-Bruxelles, huit autres viennent de les rejoindre comme expérience pilote, dont celle de Verviers où s'est rendu vendredi la ministre de l'Enseignement Marie-Martine Schyns.

Ils sont beaucoup plus tournés vers les autres et calmes

Du djembé mais aussi des sciences, des maths, du français, bref, le programme ordinaire d'une école primaire. C'est ce qui est proposé à la classe inclusive comprenant sept jeunes autistes. Et premier constat, cela fonctionne bien : " Il y a surtout un changement au niveau de leur enthousiasme et de leur ouverture. Ils sont beaucoup plus tournés vers les autres et calmes.  L’expérience est déjà concluante et c’est tout naturel ", affirme Hélène Brandt, institutrice en charge de cette classe.

Les enfants de cette classe aussi reconnaissent qu'ils sont contents d'être là, à l’exemple de Dilek, 7 ans : " J’ai une nouvelle école et ça se passe très bien ". Des enfants qui reçoivent l'aide d’autres élèves jouant le rôle de parrains et marraines. Parmi ceux-ci, Flavie : " Ça se passe bien. Si on entre facilement en contact avec eux ? Oui et non parce qu’il y en a avec qui, si on demande quelque chose, on a toujours oui comme réponse. Finalement, c’est des enfants comme les autres, même si certains ont des petites difficultés".

L'expérience pourrait se développer, c’est ce que confie Marie-Martine Schyns, ministre de l'Enseignement : " L’idée, ici, c’est d’analyser le fonctionnement de cette expérience et des deux précédentes qui existaient déjà, puis d’en tirer les enseignements.  On a déjà des demandes et c’est vraiment quand on a la motivation de l’équipe locale qu’on sent que ça peut marcher.  Et ici c’est le cas. "

Tout au long de la visite, les enfants de la classe inclusive ont gardé le sourire, rassurés aussi par la présence des autres enfants.

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