L'exemple de Stig Broeckx pour donner de l'espoir après un coma

Stig Broeckx et Steven Laureys, devant la reproduction 3D du cerveau du cycliste après son accident
Stig Broeckx et Steven Laureys, devant la reproduction 3D du cerveau du cycliste après son accident - © RTBF - Olivier Thunus

Ce mercredi, c'était la journée du coma. Un état qui laisse parfois peu d'espoir lorsqu'il se prolonge. Pourtant, certains s'en sortent remarquablement et constituent un espoir pour les autres personnes dans la même situation.

C'est le cas de Stig Broecks. Coureur cycliste professionnel, dans l'équipe Lotto Soudal, il est renversé par deux motos lors de la 3ème étape du Tour de Belgique 2016. Dans un état végétatif, il reste sept mois dans le coma. Débute alors une longue revalidation. Aujourd'hui, Stig Broeckx a bien récupéré et est remonté pour la première fois sur un vélo en extérieur en novembre dernier.

De cette expérience, il tire certaines leçons : " Pour moi, c’est un peu toujours mieux. Maintenant, je suis indépendant donc c’est magnifique. C’est l’esprit qui permet aussi de passer cette épreuve. J’y ai toujours cru ", explique-t-il.

Le cas de Stig Broeckx illustre aussi les progrès fait dans les traitements du coma et de la revalidation : " Si Stig Broeckx peut aujourd’hui témoigner, c’est parce qu’il a eu une technologie de pointe, avec des soins intensifs qui aujourd’hui permettent de sauver des vies ", affirme Steven Laureys, neurologue, professeur à l'Université de Liège et spécialiste reconnu du coma. " S’il avait fait sa chute il y a 25 ou 30 ans, il ne serait pas aujourd’hui sur un vélo. Il est même possible qu’il soit décédé. Je pense qu’on peut être fier d’avoir en Belgique des chercheurs de pointe qui sont en train de développer de nouveaux moyens : une stimulation électrique pour aider le cerveau blessé, un nouveau médicament avec un grand essai clinique en cours de réalisation. C’est un message d’espoir qu’il faut utiliser ces nouvelles technologies pour voir plus d’histoires comme celle de Stig Broeckx ", estime-t-il encore.

Ces recherches sont actuellement en cours à l’Université de Liège.

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