L'équitation à nouveau autorisée partout, mais pas n'importe comment

Dans ce manège de la banlieue liégeoise, septante chevaux sont en pension: s'en occuper sans leurs propriétaires est mission impossible
Dans ce manège de la banlieue liégeoise, septante chevaux sont en pension: s'en occuper sans leurs propriétaires est mission impossible - © Tous droits réservés

Depuis quelques semaines, plusieurs communes de la région liégeoise ont décrété l’interdiction du sport équestre, et de la fréquentation des manèges. Les autorités fédérales viennent cependant de préciser ce qui reste permis.

Pas question de leçons d’équitation, confinement oblige. Mais les propriétaires d’un canasson peuvent se déplacer pour venir s’en occuper et le monter pour autant que les mesures de distanciation sociale soient respectées. C’est le cas aux Ecuries de Retinne : "nous avons septante chevaux dans nos installations, dont les deux tiers ne sont pas à nous" explique la gérante, "à deux, c’est impossible de tous les sortir quotidiennement ; nous avons donc établi un tour de rôle, et chaque propriétaire peut venir une heure: pas plus de trois personnes à la fois au total sur les deux pistes, intérieure et extérieure, de notre établissement".

Il y a déjà eu des contrôles de police, mais si les visiteurs viennent avec le titre de propriété de leur animal, ça ne pose pas de problème. La difficulté reste économique : les Ecuries de Retinne consomment toujours autant de fourrage, autant de paille, et les fournisseurs souhaitent des payements au comptant. Or, puisque la fréquentation a drastiquement chuté, les rentrées se réduisent… La plus noble conquête de l’homme, qui sort, trotte, travaille moins que d’habitude, commence à ressentir les effets psychologiques de l’épidémie. Les temps ne sont pas à la joie, dans les box…