L'écloserie de Basse-Bodeux veut repeupler le sous-bassin de l'Amblève avec des truites sauvages

Repeupler les rivières du sous-bassin de l’Amblève avec des truites sauvages, c’est l’objectif de l’écloserie de Basse-Bodeux, gérée par la société de pêche de Trois-Ponts. Un vaste travail qui vient de franchir une étape importante avec la récolte de milliers d’œufs de truite.

Ceci est une armoire à tiroir dans laquelle nous avons placé à peu près 10.000 œufs dans chaque tiroir. Tous les jours, il faut enlever tous les œufs qui sont morts. Si vous les laissez, en quelques jours ils vont contaminer tous les œufs qui sont autour et vous allez avoir énormément de mortalité dans les œufs ". Jean-Marc Schinckus, le président des Pêcheurs réunis de Trois-Ponts, n’est pas peu fier devant les dizaines de milliers d’œufs présents dans l’écloserie.

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Lorsqu'un oeuf blanc est trouvé, il faut le retirer, avec une petite pipette. Un travail minutieux mais indispensable pour garantir la survie des autres oeufs. © RTBF - Olivier Thunus

Ces œufs ont été récoltés il y a quelques jours seulement, de manière manuelle : " Les truites que nous avons, nous les capturons. Ensuite, on trie d’abord les mâles et les femelles. On les endort avec des clous de girofle, et lorsqu’elles sont bien endormies, avec un mouvement des doigts on fait sortir tous les œufs. On met ensuite ceux-ci dans un petit panier et lorsqu’il y en a suffisamment, on prend la semence de cinq ou six mâles, et on met cette semence sur les œufs. On recouvre d’eau et on laisse agir 20 minutes. Normalement, les œufs sont alors fécondés ", détaille Jean-Marc Schinckus.

Objectif de cette écloserie provinciale : recréer une population de truites Fario de souche dans le sous-bassin de l’Amblève. Des truites qui seront capables de se reproduire par elles-mêmes. Et la récolte de cette année est plutôt prometteuse : " La saison dernière, nous avons relâché 42.000 alevins. Nous avions 90.000 œufs. Cette année-ci, nous sommes pour l’instant à 152.000 œufs, mais nous allons encore faire pondre un petit peu. On espère pouvoir relâcher 100.000 truitelles dans le sous-bassin de l’Amblève ", précise-t-il encore.

Il faudra entre trois et cinq ans pour que l’Amblève, la Lienne, la Salm et la Warche retrouvent une vraie population de truites sauvages.

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