L'atelier de découpe Kurth-Viandes suscite toujours de vives oppositions

Sur l’affiche jaune apposée sur la façade de l’établissement, il est écrit " demande de renouvellement d’un permis d’environnement". En réalité, l’autorisation est arrivée à échéance depuis une petite dizaine d’années, et cet atelier de découpe de porcs et de bœufs fonctionne dans l’illégalité. Des voisins, au printemps derniers, ont saisi la justice d’une demande en cessation. Ils n’ont pas obtenu l’arrêt des activités, mais la firme a enfin décidé de régulariser sa situation administrative.

Officiellement, c’est de la boucherie artisanale. Mais avec vingt-cinq travailleurs et un volume de quinze tonnes par jour, c’est plutôt du semi-industriel. A la question de savoir s’il y a des rejets dans l’atmosphère qui provoquent des nuisances olfactives, la société Kurth-Viandes, dans son dossier, répond deux fois non. Or, c’est précisément de mauvaises odeurs que les riverains se plaignent. De mauvaises odeurs, et d’essaims de mouches, dès les premières chaleurs. Le problème, c’est la gestion des déchets. L’évacuation journalière du conteneur de carcasses ne suffit pas à éviter les épanchements sanguins. Mais les gestionnaires de l’entreprise ne prévoient pas de mesure supplémentaire. Les opposants ont déjà commencé à fourbir leurs armes, pendant cette période d’enquête publique.

Avec cette interrogation sous-jacente : cette dernière survivance des anciens abattoirs a-t-elle encore sa place en zone d’habitat ?

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