L'association de défense des allocataires sociaux se fait entendre à Liège

La déclaration de politique sociale de la nouvelle majorité liégeoie passée au crible d'un groupe d'usagers
La déclaration de politique sociale de la nouvelle majorité liégeoie passée au crible d'un groupe d'usagers - © Michel Gretry

La politique sociale de la majorité socialiste et libérale de la ville de Liège a été au centre des discussions, ce lundi au conseil communal. Les grandes orientations de la lutte contre la précarité ont été critiquées sur les bancs des oppositions de gauche. Mais c'est d'une manifestation de travailleurs et d'usagers du Cpas, à l'arrivée des élus, que sont venus les propos les plus virulents. Pour la porte-parole de l'Association pour la Défense des Allocataires, "le principal problème n'est pratiquement pas pris en compte: il s'agit des retards mis à apporter une réponse aux demandes d'aide. C'est très souvent trois mois, trois fois plus que le délai légal, qui est déjà très long pour quelqu'un dans le besoin. L'informatisation des dossiers et la refonte de l'organisation des services, voilà les principales mesures que les gestionnaires actuels proposent pour y remédier. Mais il s'agit là d'une approche technocratique, avec un discours managérial proche d'une firme privée. Alors que la seule solution, c'est de renforcer le personnel du Cpas. Et il est urgent de le faire, parce que la situation est passablement dégradée....."

La présidente Mahy a tenu à s'inscrire en faux: la charge de travail actuelle est d'une nonantaine de dossiers par assistant social, soit une diminution d'une vingtaine de dossiers en trois ans. Et d'annoncer une vingtaine d'embauches pour l'année en cours. Ce qui n'a, à l'évidence, pas convaincu tout le monde...

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