L'annexe psychiatrique de la prison de Lantin n'a plus de psychiatre

Les psychiatres de l'hopital de la Citadelle ne veulent plus travailler à Lantin, à cause du manque de personnel soignant dans l'établissement
Les psychiatres de l'hopital de la Citadelle ne veulent plus travailler à Lantin, à cause du manque de personnel soignant dans l'établissement - © Tous droits réservés

La notification date du mois de décembre: le service de psychiatrie de l'hopital de la Citadelle a décidé de rompre la convention qui le lie au ministère de la justice. Le préavis arrive à échéance en avril. Les médecins dénoncent les conditions de travail qui n'en finissent pas de se dégrader. Ils se disent incapables de soigner correctement les internés, par manque d'encadrement: plus d'infirmière, plus de psychologue pour assurer un suivi global des prises en charge. Juste une assistante sociale et une éducatrice, actuellement en congé. L'équipe est décimée....

Voici un an déjà, deux docteurs sur trois ont démissionné. Il n'est alors plus resté que cinq demi-journées de consultations par semaine, assurées depuis lors par quatre praticiens différents. C'est évidemment très minimaliste, pour une quarantaine de détenus... Le comble, c'est que pour la plupart, ils n'ont rien à faire à la prison de Lantin: ils y attendent simplement un placement dans un établissement de défense sociale. C'est du moins l'avis de la commission de surveillance pénitentiaire, qui n'hésite pas à parler de situation catastrophique, et d'échec de la stratégie carcérale et de la politique sécuritaire, dans une lettre adressée voici cinquante jours aux ministres Koen Geens et Maggie De Block.

Une démarche qui est restée sans réponse de la part des autorités...

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